Mercredi 14 septembre 2011
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Deux mois ! C'est le temps qu'il aura fallu à nos affaires pour revenir, en bateau, depuis Mayotte jusqu'en Bretagne (via l'ïle Maurice, l'Afrique du Sud et Rotterdam, rien que ça). C'est le
temps qu'il m'aura donc fallu pour remettre la main sur mon appareil photo et, plus particulièrement, sur les images stockées sur la carte mémoire. Parmi celles-ci d'autres vues, d'autres
paysages, d'autres personnages de Mayotte. De quoi alimenter encore quelques articles, dont ce premier, consacré à l'écomusée du sel de Bandrélé.
Cahutes en tôle, cocotiers et feux de bois
Bandréle est un village du sud de Mayotte. L'écomusée y perpétue la tradition de la récolte du sel à la manière mahoraise par des femmes du village. Celles-ci sont organisées en association pour
exploiter le sel, le proposer à la vente et, accessoirement, faire visiter le site (moyennant une petite contribution) et faire découvrir leur savoir-faire. Il est toutefois préférable de
téléphoner d'abord. Le respect des horaires d'ouverture étant plutôt aléatoire.
La particularité de cette récolte est qu'elle se fait à partir du limon qui se gorge de sel lorsqu'il est régulièrement recouvert par l'océan lors des grandes marées. Les bouénis grattent cette
croûte de terre salée, la filtre puis la font évaporer sur de grands feux de bois.
Phase d'évaporation
Ne reste, après cela, qu'à faire sécher le sel qui est, ensuite, prêt à être consommé.
D'autres photos et explications sur ce site : http://sebmel.over-blog.com/article-mayotte-le-musee-du-sel-de-bandrele-61382688.html
Les photographes y trouveront un site hétéroclyte. Une petite plaine de terre marron, parsemée de cocotiers, de petites cahutes en tôle (dans lesquelles chaque bouéni travaille sa production) et
de feux de bois. Le tout en lisière de mangrove.
Par Metropolis
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Publié dans : Clins d'œil et cartes postales
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Mercredi 10 août 2011
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En cette période de vache maigre question plongée et photo sous-marine, j'ai - forcément - un peu plus de temps à consacrer aux lectures et à la documentation. C'est ainsi que je suis tombé
récemment sur un reportage consacré à l'île de Malpelo et, plus particulièrement, à la « Fondation Malpelo et autres écosystèmes marins » et à sa fondatrice Sandra
Bessudo. Plus que l'île en elle-même, c'est l'action de S. Bessudo qui m'a marqué, c'est à elle que j'ai, aujourd'hui, décidé de consacrer un billet.
Sandra Bessudo est
une biologiste marin franco-colombienne. Directrice des Parcs nationaux de son pays, elle est également à la tête du programme international des Nations Unies sur la protection des requins
dans le Pacifique. En 2010, ses activités scientifiques la mènent à la tête du Ministère de l'Environnement colombien.
Mais avant cela, dès 1989, la biologiste travaille à protéger l'île de Malpelo. Ce sommet volcanique au large des côtes colombiennes devient l'objet principal de son action. En 1995,
elle réussit à en faire une zone de protection nationale : l'aire protégée du « Sanctuaire de la Faune et de la Flore de Malpelo ». En 1999, elle crée la Fondation de Malpelo
qui œuvre à la protection de la diversité marine colombienne. La consécration de tout cela intervient en 2006, quand l'île est classée au Patrimoine Mondial de l'Humanité par l'Unesco.
Site et ressources : www.fundacionmalpelo.org,
whc.unesco.org/fr/list/1216
L'action est belle,
la démarche remarquable et l'endroit visiblement magnifique.
À 490 km à l'ouest de la côte de Buenaventura, Malpelo est un sommet volcanique émergé dont les parois plongent à plus de 4 000 mètres de profondeur ! A l'instar de l'archipel des îles
Galápagos, l'isolement de l'île a permis le développement d'une faune constituée de nombreuses espèces endémiques. Parallèlement à cela, le milieu marin, autour de l'île, est influencé par les
multiples courants qui traversent le secteur. Toutes ces conditions favorables font de l'endroit : « comme une oasis dans un désert océanique pour une grande quantité de poissons
pélagiques » (dixit le site de la fondation).
Chapeau bas donc à cette scientifique dont l'énergie et l'enthousiasme ont réussi à faire bouger les montagnes. et dont l'action - individuelle au départ - va permettre la préservation d'un
véritable trésor naturel qui profitera à tout le monde. À commencer par les plongeurs et, j'espère un jour, moi :)
Site et ressources : www.colombia.travel
Par Metropolis
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Publié dans : Autres plongées, autres lieux
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Vendredi 5 août 2011
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22:14
Ce soir, des photos et des poissons. Plus précisément, une expo photo et des requins.
Les poissons (ainsi que toutes autres créatures marines) et les photos sont au cœur de ce blog. Ses raisons d'être. Mes images de mes rencontres sous-marines...
d'habitude. Mais aujourd'hui il est question de photos qui ne sont pas les miennes et de poissons que je n'ai pas (encore ?) vus.
Pour commencer, les requins. Ceux que cherche à observer, de l'Afrique du Sud à la Polynésie, le plongeur-photographe Jean-Marie Ghislain.

© Jean-Marie Ghislain
Le récit de cette quête est à retrouver dans le National Geographic France n°142, de juillet 2011. Et - en partie - à l'adresse http://www.nationalgeographic.fr/photographies/ngm/mordu-des-requins/798046/.
Les photos sont celles de la 8e édition du festival photo « Peuples & Nature » de la Gacilly, en Bretagne. Une expo toujours intéréssante, notamment parce que les
images - belles - sont exposées en grand format et en plein air.
Mais, plutôt que de grands discours, je vais me « contenter » de faire des liens vers les sites des photographes qui m'ont le plus marqué. Chacun pourra ainsi découvrir les images comme s'il y
était.
. Miquel Dewever-Plana ... http://www.agencevu.com/photographers/photographer.php?id=88
. Un photographe qu'on ne présente plus, Marc Riboud ... http://www.marcriboud.com/
. Nicolas Henry ... http://www.nicolashenry.com/
. Thomas Goisque ... http://www.thomasgoisque-photo.com/site.php
. Francis Latreille ... http://www.francislatreille.com/
. Mickael Kenna ... http://www.michaelkenna.net/
Par Metropolis
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Mardi 26 juillet 2011
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Une journée dans un petit coin de paradis : Anse Lazio sur l'île de Praslin, aux Seychelles.
Il se dit que c'est l'une des dix plus belles plages du monde : sable blanc, cocotiers, gros blocs de granit, eau turquoise et transparente... et déserte également, à l'exception de quelques
poissons. Déserte l'eau ? Pas si sûr, à y regarder de plus près.
Raies pastenagues
À y regarder de plus près, le fond sableux est ponctué de petits yeux noirs. En effet, s'y sont réfugiées de nombreuses - plusieurs dizaines - raies pastenagues.
Des petites raies
Des petites raies, presque les unes sur les autres. La plupart enfouies sous le sable. Certaines un peu plus actives, c'est-à-dire se déplaçant juste au-dessus du fond.
Une raie camouflée
Et d'autres, encore plus rares, en plein « vol ».
Le « vol » d'une pastenague
Par Metropolis
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Publié dans : Autres plongées, autres lieux
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Mercredi 20 juillet 2011
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12:55
Un autre challenge que je m'étais fixé avant de partir de Mayotte : réussir une photo à peu près correcte d'un poisson-épervier !
Iils sont les « guetteurs » du récifs. Perchés sur les fleurs des coraux branchus, on les aperçoit très facilement dès les premiers mètres de profondeur. Mais - jusqu'à présent - le temps de
m'approcher, de faire mon cadrage et mes réglages, le poisson était en général retourné se cacher dans les branches du corail.
Il était cependant inconcevable que je ne puisse pas en ramener quelques clichés après en avoir vu autant. Et quelques plongées plus tard, voici le résultat :
Poisson épervier strié
Ce n'est pas forcément la photo la plus réussie que je présente aujourd'hui. À cause du déménagement, je ne disposais plus de tout mon matériel au moment de cette prise de vue. Ce qui explique
qu'il n'y ait pas d'autre lumière que celle ambiante, pas exceptionnelle ce jour-là. Et, toujours pour cause de déménagement, les autres photos sont encore en transit, je ne les ai pas encore
récupérées. Ça sera pour plus tard.
J'ai néanmoins décidé de présenter cette image car l'espèce photographiée est - je trouve - intéressante. Il s'agit d'un Épervier strié, également appelé poisson-épervier à
arcade ou à tempe annelée. L'élément peut-être le plus remarquable de l'animal étant justement cet anneau elliptique tricolore à l'arrière de l'œil.
Autres points remarquables et distinctifs de l'espèce : la bande blanche sur les flancs et les trois stries orangées sur le bas de l'opercule.
Ce poisson, qui se déplace de tête de corail en tête de corail, chasse à l'affût le jour (d'où son nom d'épervier ou de faucon) et se cache dans les branches corallienne la nuit. Un lien pour
approfondir le sujet : http://doris.ffessm.fr/fiche2.asp?fiche_numero=1171
Par Metropolis
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Publié dans : Faune sous-marine
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