Mercredi 18 avril 2012 3 18 /04 /Avr /2012 23:11

Avec tous ces week-ends à ralonge (passés et à venir) et les vacances scolaires, la période est propice aux escapades culturelles. Le week-end dernier fut l'occasion d'une sortie de ce genre, une sortie en deux temps. D'abord à Vannes, la porte d'entrée du Golfe du Morbihan. Le prétexte ? La huitième édition de Photo de mer, une exposition gratuite et à ciel ouvert dans la partie historique de la ville.

Expostition Photo de mer à Vannes
« Photo de mer » à Vannes

 

Un festival de photographie

Le festival « Photo de mer » permet d'apprécier, tout en se baladant entre les remparts, le port et d'autres vestiges historiques de Vannes, de très nombreuses images. Des photos en couleurs ou en noir et blanc, des photos anciennes et d'autres récentes, des images de mer... mais pas que, des points de vue artistiques voire carrément conceptuelles. Avec une scénographie parfois originale, comme ces photos exposées sur et dans des containers de transport sur le port.

Expostition Photo de mer, Vannes
Une exposition à ciel ouvert...

 

Expostition Photo de mer, Vannes
... sous un ciel gris

Parmi les photos et les exposants qui ont retenu mon attention :

. L'ethnologie amoureuse de Paul-Émile Victor. Parce que c'est PEV. Parce que c'est un témoignage - le fondement même de la photographie - ethnologique émouvant et passionant sur un peuple eskimo au début du siècle dernier. Parce que, tout simplement !

. Vues sur mer 1930 - 1970 de P. Jamet. Un peu pour les même raisons que précédemment. Mais cette fois-ci les sujets sont des curistes à Belle-Île-en-Mer. Des photos toujours magnifiques, toujours en N&B ;

. Koh Lanta - Urak Lawoi d'Éric Prinvault. Idem. Un peuple thaïlandais (les Urak Lawoi), des images en noir et blanc, un très beau témoignage. Tout est dit ;

. Teahuppo de Tim Mc Kenna. Autre ambiance. Un travail absolument exceptionnel et époustouflant sur les vagues du Pacifique Sud et les surfeurs qui chevauchent.

« Teahuppo » de Tim Mc Kenny
« Teahuppo » de Tim Mc Kenny

 

Il y a encore d'autres images, beaucoup d'autres. Je ne peux pas toutes les citer ici. À chacun de se faire son idée, de se laisser transporter. Mais il faut faire vite, les festival se termine le 6 mai. Pour ceux qui ne peuvent pas s'y rendre, toutes les infos sur ce site : http://www.photodemer.fr/

Par Metropolis - Publié dans : Autres & divers
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 9 avril 2012 1 09 /04 /Avr /2012 22:37

Le poisson-globe masqué n'est ni le seul poisson endémique de la mer Rouge, ni le seul à être masqué. Le poisson-papillon demi-masqué est aussi un de ceux-là... même s'il n'est qu'à moitié masqué, contrairement au précédent poisson-globe.

Entièrement jaune (excepté quelques fines bandes verticales brunes), la seule autre touche de couleur apparente sur l'animal est la tâche bleue qui entoure chaque oeil (et de laquelle découle son nom).

Poisson-papillon demi-masqué
Un groupe de poissons-papillons demi-masqués

 

Un grand poisson-papillon

Le poisson papillon demi-masqué - aussi appelé poisson-papillon citron ou Chaetodon semilarvatus - est une des plus grandes espèces de Chaetodon. L'animal vit par petit groupe autour des récifs de corail car il se nourrit principalement de polypes coralliens. C'est pour cette raison qu'on le trouve facilement en plongée. Il nage là où le corail pousse facilement et rapidement, à faible profondeur, à moins de 20 mètres.

Par Metropolis - Publié dans : Faune sous-marine - Communauté : Bulles
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 8 avril 2012 7 08 /04 /Avr /2012 11:19

Après les raies, les plongeurs, les échinodermes et les nudibranches, débute, avec cet article consacré au poisson-globe masqué, une série de textes et d'images sur les poissons rencontrés lors de ma récente croisière. Aujourd'hui à l'honneur, l'Arothron diadematus qui, en plus de sa robe caractéristique de vengeur masqué, a la particularité d'être endémique de la mer Rouge.

Poisson globe masqué
Le sommeil du poisson globe masqué

 

Le poisson-globe masqué en quelques mots

Ce poisson d'une trentaine de centimètres, de la famille des tétraodontidés, ne se distingue pas particulièrement par les teintes vives que peuvent arborer d'autres poissons tropicaux. L'animal est plutôt monochrome, tout en nuance de gris-brun. Ce qui fait son originalité, c'est cette bande sombre qu'il a en travers des yeux, tel un masque de Zorro. La même teinte foncée vient relever sa bouche et la base des nageoires.

Il est facile d'observer ce tédrodon lorsque l'on plonge en Égypte. Le poisson vit près des fonds sableux des récifs coralliens, à relativement faible profondeur, entre 5 et 20 mètres. Par contre, c'est une toute autre histoire que de le photographier. À moins de profiter, comme pour l'image ci-dessus, d'une plongée de nuit. L'animal se repose alors dans une anfractuosité du récif. Le moment idéal pour le « coincer ».

Pour mémoire, les poissons-globes se nomment ainsi car ils se gonflent d'eau face à une menace éventuelle. Ils deviennent alors gros et rond, comme un ballon. Enfin, le poisson secrète une toxine mortelle : la tétrodotoxine. Seuls quelques cuisiniers japonais experts travaillent le Fugu (nom asiatique du poisson globe) dont la chair est recherchée... au risques et périls des gastronomes.

Par Metropolis - Publié dans : Faune sous-marine - Communauté : le monde du dessous
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 31 mars 2012 6 31 /03 /Mars /2012 23:12

Pour clore le sujet des limaces rencontrées lors de ma croisière en mer Rouge, et pour faire suite à la précédente photo d'une ponte de nudibranche, voici trois nouvelles images : deux limaces et un ver.

Deux nudibranches de mer Rouge

 
Nudibranche bleu et blanc
Nudibranche bleu et blanc

 

Nudibranche jaune et noir
Nudibranche jaune et noir

Ver planaire

La troisième photo est donc celle d'un ver, d'une planaire pour être précis. J'avais déjà pu en photographier un spécimen à Mayotte, dans une position quelque peu acrobatique : le ver acrobate. Aujourd'hui il s'agit d'un autre genre d'acrobaties. J'ai pu immortaliser l'ondulation du ver lorsqu'il se déplace en pleine eau.

Ver planaire en pleine eau
Ver planaire en pleine eau

De nombreux animaux marins donnent l'impression de voler lorsqu'ils nagent. Il en va ainsi des grandes raies (aigles, mantas, etc.) Il en va également ainsi des petits vers et nudibranches qui nagent par ondulation de leur manteau. Dans un autre style que les raies, le spectacle n'en est pas moins gracieux, au point qu'il a donné son nom à la danseuse espagnole.

Je vous laisse apprécier. Pour ceux qui souhaitent approfondir, d'autres photos sur le site de DORIS : http://doris.ffessm.fr/

Par Metropolis - Publié dans : Faune sous-marine - Communauté : Mer, plongée et photos
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 24 mars 2012 6 24 /03 /Mars /2012 11:55

Ça faisait longtemps, trop sans doute. Voici donc le retour du « marronnier » (en terme journalistique, le sujet récurrent et présisible) de ce blog : les nudibranches ! Ils sont présents partout, tout autour du globe, il y en a donc également en mer Rouge. Tout comme la raie pastenague à points bleus, il était inconcevable que nous n'en observions pas durant notre croisière. Nous n'avons pas été déçus.
Pour ma part, j'espérais fortement pouvoir contempler les dandinements d'une danseuse espagnole. Ça n'a pas été le cas mais ma (petite) frustration a largement été compensée par l'observation d'une ponte de ce nudibranche, un spectacle tout aussi beau.

Ponte de nudibranche
Ponte de danseuse espagnole

La ponte des nudibranches

Première constatation : une ponte de limace de mer présente un aspect finalement tout aussi surprenant que celui du mollusque qui la pond. En fait, comme bon nombre de gastéropodes marins, les nudibranches pondent une quantité impressionnante (plusieurs millions je crois) d'œufs qui sont emmaillotés dans un long ruban de gélatine déposé en spirale. La forme de celui-ci et sa couleur sont caractéristiques de l'espèce, toutes les pontes ne sont donc pas rouge-orangé comme celle immortalisée sur la photo.

Contrairement à leurs parents, petits et pas toujours faciles à trouver, il est plus aisé de tomber sur une ponte de nudibranche. Tout d'abord parce que l'ensemble est plus grand que l'animal qui le pond. Dans certains cas c'est même très surprenant de voir la différence entre les dimensions du ruban et celles de la limace. Il est également plus simple de voir une ponte car elles sont, en général, simplement posées à l'endroit où l'animal se nourrit, à l'image de la tritonia de gorgone dont j'ai précédemment parlé. Les œufs sont ensuite laissé en l'état, à la vue de tous, sans garde, à la merci du premier plongeur mais également et surtout du moindre prédateur pour qui ils constituent un met tout à fait convenable. Mais cela ne semble pas nuire à la survie des espèces puisque cela n'a pas empêché les limaces de survivre jusqu'à aujourd'hui.

Pour clore cet article, un lien vers une page qui présente d'autres photos de pontes de danseuses espagnoles.

Par Metropolis - Publié dans : Faune sous-marine - Communauté : Bulles
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Profil

Présentation

Rien que pour nos yeux...

  • Crabe et corail madrépore
  • Cnidaire madrépore Plerogyra sinuosa
  • Ver planaire noir

Photos à vendre

Certaines photos de ce blog (ainsi que d'autres sur des thèmes variés) sont en vente sur Fotolia (pour les francophones) et Dreamstime (pour les autres :)
N'hésitez pas, pour vos photos d'illustration, à consulter :

   . Ma galerie Fotolia
   . Ma galerie Dreamstime

Liens // Mer & plongée

Autres liens

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés