10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 18:11

Pour ce qui est très probablement mon avant-dernier article consacré à Mayotte (mon fond d'images et de photos inédites touche à sa fin), j'ai quand même réussi à trouver un sujet encore inédit sur ce blog : le banga. En quasiment 200 articles et encore plus de photos, jamais je n'ai parlé de cette véritable institution de la culture et de la tradition mahoraise. C'est chose faite ce soir.

Un banga est une petite construction fabriquée par le jeune adolescent mahorais et dans laquelle il vit plusieurs années. D'abord utilitaire (faire de la place aux derniers-nés dans la case familiale), le banga a acquis une fonction presque initiatique de passage vers l'âge adulte. L'adolescent le quittera lorsqu'il se mariera.

Bange sur l'île de Mayotte
Un banga (semi-)traditionnel

Cette habitation est traditionnellement construite avec des matériaux naturels : bambou, torchis (un mélange de terre, de paille et d'eau) et palmes de coco tressées. Aujourd'hui, une certaine modernité tend à remplacer le toit végétale par un toit en tôle ondulée (voire les murs également).
Le confort y est sommaire (pas d'eau notamment, le jeune profite encore, pour cela, de la demeure familiale). L'aménagement de l'unique pièce est, par contre, fait avec attention. Pour que la vie y soit agréable. Pour séduire les filles également. Il en va de même de l'aménagement extérieur. La photo d'illustration n'en est pas du tout représentative (même si elle met bien en évidence la structure en bambou et torchis des murs), mais les bangas sont en général peints et décorés avec... enthousiasme :) À voir ces quelques exemples de bangas colorés sur le site de l'Office de Tourisme de Mayotte.

Les jeunes profitent encore pleinement de cette vie faite d'autonomie, d'acquisition des responsabilités, de copains, de liberté... Toutefois, certaines voix mettent en garde contre cette tendance qui consiste à simplifier la construction, à remplacer les matériaux traditionnels par de la tôle, à dévaluer l'importance de l'acte social que constitue sa réalisation entre amis. Cela participe, selon eux, de la perte de l'identité culturelle de la jeunesse mahoraise. Ont-ils raison ? Est-ce exagéré ? Je ne sais pas, l'avenir le dira peut-être. En tout cas, il est certainement plus agréable de contempler une construction en torchis qu'une case en tôle.

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : Plongée et biologie sous-marine, entre Mayotte et la Bretagne
  • Plongée et biologie sous-marine, entre Mayotte et la Bretagne
  • : Plongée et biologie sous-marine, entre Mayotte (101e département français et petite île tropicale de l'archipel des Comores, dans l'Océan Indien) et la Bretagne
  • Contact

Photos à vendre

Certaines photos de ce blog (ainsi que d'autres sur des thèmes variés) sont en vente sur Fotolia (pour les francophones) et Dreamstime (pour les autres :)
N'hésitez pas, pour vos photos d'illustration, à consulter :

   . Ma galerie Fotolia
   . Ma galerie Dreamstime

Recherche

Liens // Mayotte

Liens // Mer & plongée

Autres liens