19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 05:59

Petit rappel. Parmi les mollusques, on distingue :

. les magnifiques nudibranches. Aussi petits et discrets que colorés ;
. Les céphalopodes : poulpes, seiches et autres calmars ;
. Et, également, les bivalves (« à 2 coquilles ») comme les bénitiers par exemple.

Tout une faune admirable et remarquable à différents points de vue.
Venir après tout « ça » n'est donc pas forcément aisé. Cependant il existe un autre bivalve très fréquent, notament à Mayotte et dans l'océan Indien : l'huître (Lopha folium de son nom scientifique).

 
Huître tropicale « Lopha folium »
Huître tropicale


On est ici dans le monde de la (très) grande sobriété : une coquille terne, épaisse, rugeuse, souvent colonisée. Un animal indigeste. Enfin, je n'ai pas entendu dire qu'il se mangeait.

Deux points remarquables toutefois : sa taille plus que raisonnable par rapport à la cancalaise ou la marenne d'Oléron, même n°0 (jusqu'à 30 cm) et ses bords triangulaires, en zig-zag, finalement assez photogéniques.

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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 09:35

Quelques vues sous-marines du lagon de Mayotte.

Certaines pas complètement réussies. D'autres pas tout à fait ratées (de mon point de vue) ; Pas suffisamment, en tout cas, pour que je me décide à les effacer définitivement.
Les voici donc présentées aujourd'hui en un espèce de pêle-mêle. Histoire de leur donner vie le temps d'un article.

 
Couple de poissons-cochers
Un couple de poissons-cochers

 
Poisson-papillon
Poisson-papillon

 
Nason licorne
Nason licorne (à rostre court)

 
Récif corallien de Mayotte
Récif corallien

 
Poissons tropicaux
Poissons tropicaux

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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 12:09

Pour changer un peu des poissons tropicaux, des reptiles et des mammifères marins, voici un animal d'un tout autre genre, mais tout aussi fréquent dans le lagon et sur le récif de Mayotte : une ascidie.

D'ailleurs pas UN animal, mais DES animaux, puisque l'espèce photographiée est une ascidie coloniale ; C'est-à-dire une colonie de plusieurs individus, de plusieurs zoïdes.

 
Ascidie coloniale
Une ascidie coloniale


Ok, vu comme ça, ça n'a l'air de rien. Mais ce petit « tonneau » est bien un regroupement d'encore plus petits individus.

Une ascidie est, à la base, un filtreur actif. Elle est capable d'entretenir un va-et-vient de l'eau qu'elle filtre pour en absorber les éléments nutritifs. Dans une ascidie coloniale, chaque zoïde possède son propre orifice inhalant (les petits trous sur le côté, pour aspirer l'eau). Par contre, ils ont en commun le même orifice exhalant (le gros trou du milieu, pour expluser l'eau filtrée et débarassée de ses matières nutritives).

Il y aurait beaucoup de choses à dire sur les ascidies. À commencer par le fait que les biologistes les considèrent comme les plus évolués des intertébrés. Au stade larvaire, avant d'évoluer et de devenir des « tubes », ils ressemblent beaucoup à des poissons primitifs, avec un début de colonne vertébrale.
Mais pour cela, je renvoie vers de précédents articles traitant d'espèces moins tropicales, plus « bretonnes ». Mais ce sont toujours des ascidies.

Tout d'abord, un article sur une autre ascidie coloniale : l'ascidie botrylle étoilé.
Puis un autre article expliquant les différences entre une ascidie et une éponge.

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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 16:12

Tous les poissons tropicaux ne sont pas forcément très spectaculaires, ni multicolores à outrance.

Certains sont même plutôt sobres. Ce qui, quand les conditions sont favorables, n'empêche pas de faire des photos sous-marines assez plaisantes. Enfin, je trouve :)

 
Un banc d'Empereurs striés
Un banc d'Empereurs striés


C'est le cas de l'Empereur strié ou perche d'or, de la famille des Lethrinidae, assez fréquent sur les récifs, même à très faible profondeur (environ 5 mètres pour les photos de cet article).

Ce poisson se caractérise par une livrée gris argent / brun plutôt discrète, mais néanmoins toujours relevée par une tâche vive, jaune dorée, à l'arrière de la nageaoire dorsale.

 
Empereurs striés au-dessus du corail
Empereurs striés au-dessus du corail


Comme c'est un poisson grégaire, il se déplace toujours en groupe, voire en banc.
De plus, il est relativement facile de s'en approcher (en prenant toutefois les précautions d'usage).
D'où des « photos de groupe » sympas, d'autant que pas toujours évidentes à prendre en plongée.

 
Empereurs striés et assiette de corail madrépore
Empereurs striés sous une assiette de corail madrépore

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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 19:17

Toutes les histoires de tortues ne finissent pas (encore, toujours) mal.
Il est encore, heureusement, possible d'assister au spectacle d'une ponte, ici à Itsamia, Mohéli de nouveau, en prenant toutefois un certain nombre de précautions pour ne pas déranger ces animaux très méfiants.

Une tortue sort de l'eau la nuit (noire de préférence), en début de marée descendante. À la moindre contrariété, au moindre sentiment de danger : lumière, bruit, mouvement, n'importe quoi de suspect... celle qui n'a pas commencé à pondre fait demi-tour et retourne dans l'eau. Pendant toute cette phase, il ne faut donc pas essayer de l'approcher, ne pas faire de bruit, se montrer excessivement discret.

À l'endroit qu'elle a choisi pour pondre, la tortue creuse un trou, dit cavité corporelle, suffisamment grand pour qu'elle y tienne entièrement. Un travail long (quelque chose comme 1h30 je crois)... et salissant.

 
Tortue marine en traine de pondre
Tortue marine en traine de pondre


Pendant tout ce temps, il faut continuer à se faire discret.

Dans ce grand trou, elle creuse un petit puits (20 cm de diamètre pour plusieurs dizaines de centimètres de profondeur) dans lequel elle dépose, en 15 min env., 100 à 200 œufs. À noter que ce sont des œufs à coquille molle, pour ne pas se briser lors de la chute dans le puits.
C'est à partir du moment où elle a commencé sa ponte que l'on peut approcher. Elle finira quoi qu'il arrive.

 
Ponte d'une tortue marine : œufs et puits de ponte
Ponte d'une tortue marine : œufs et puits de ponte


Quand elle a terminé, la tortue rebouche ce premier trou puis en creuse un faux à côté (pendant env. 40 min) pour tromper les prédateurs.

 
Tortue marine après la ponte
Tortue marine après la ponte


Et c'est seulement après tout cela qu'elle retourne en mer, bien fatiguée.

Mais son calvaire n'est pas terminé.
Elle sort de l'eau en début de marée descendante. La ponte lui prend facilement 3 heures, le temps de monter sur la plage de creuser, creuser encore, de pondre, reboucher, re-creuser, etc.

Quand elle retourne en mer, celle-ci est donc déjà bien loin et la torute a un long trajet à faire avant de pouvoir se reposer... quand il n'y a que du sable.

 
Une tortue regagne la mer après la ponte
Une tortue regagne la mer après la ponte


Quand la marée descendante découvre des cailloux, ça se complique encore un peu plus.

 
Une tortue bloquée sur des cailloux à marée basse
Une tortue marine bloquée sur des cailloux à marée basse


Malgré toutes ces mésaventures, quelques 2 mois plus tard, c'est l'éclosion, aux heures les plus fraîches de la nuit.

 
Bébé tortue après l'éclosion de son œuf
Bébé tortue après l'éclosion de son œuf


Mais ce n'est là que le début d'une (pas toujours) longue histoire, semée de très nombreux dangers et de très nombreuses embûches. Histoire que très peu de tortues traversent pour finalement atteindre l'âge adulte.

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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 19:25

Parmi les mollusques gastéropodes marins, on connaît beaucoup les nudibranches, ces limaces de mer « spectaculaires », réputées pour leurs couleurs vives et intenses qui font le bonheur des photographes sous-marins. Enfin de ceux qui arrivent à les trouver :) Parce que vu leurs tailles, ce n'est pas toujours chose aisée.

Mais on trouve également, sur le (petit) fond des mers et des océans, leurs cousins les escargots.
Bien moins spectaculaires, ceux-ci, de la famille des Aplysies, ressemblent beaucoup plus à leurs congénères terrestres. Avec même une coquille, plus ou moins développée, qui protège les branchies respiratoires et que l'on devine plus que l'on ne voit réellement car elle est cachée, protégée.

 
Un escargot de mer
Un escargot de mer (on devine les organes internes par transparence)


Pour ces fêtes de fin d'année, ils devaient tous s'être donné rendez-vous à Mohéli. Il y en avait des dizaines et des dizaines et des centaines (voire même plus) rien que sur la plage de l'endroit où nous logions.

 
Escargots de mer
Une colonne d'escargots marin


Ils étaient tous en procession. Des colonnes entières d'escargots, grands et petits, qui se déplaçaient... lentement mais sûrement ! Pour aller où ? Je ne sais pas. Mais en tout cas, ils y allaient en nombre et d'un pas décidé.

 
Escargots marins

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 17:30

Toute menacée et protégée qu'elle soit, la tortue marine est une proie facile à braconner, pas vraiment dangereuse et qui fournit une grande quantité de viande gratuitement (contrairement au zébu par exemple).

 
Squelette d'une tortue marine
Squelette d'une tortue marine


Dans ces conditions, l'écologie et la protection de la nature sont des voies difficiles (vaines ?) face à des réalités quotidiennes difficiles.

Les villages, comme Itsamia à Mohéli (mais il y a le même phénomène à Mayotte, à Madagascar et partout où il y a des tortues), qui ont pourtant fait ce choix n'en ont que plus de mérite.
Mais attention, d'après leurs dires, ils commencent à les perdre, ce courage, cette obstination et cette volonté qui les animaient il y a une dizaine d'années.

C'est dommage. Je trouve que les initiatives éco-touristiques développées à Mohéli - notamment - méritent d'être beaucoup plus connues, reconnues et soutenues.

Mais tant que ça n'empêche ni la Terre de tourner, ni le monde d'avancer...

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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 16:58

Dans la série « Les yeux de la mer », on connaît, notamment, la seiche.
La squille y a également une place d'honneur.

Petit portrait de ce crustacé aux grands yeux ronds, un peu bizarres et extrêmement mobiles, croisé, pour l'occasion, sur le récif de Mohéli.

 
es yeux de la squille
Les yeux de la squille


Une rencontre inattendue dans la mesure où la squille est un prédateur nocturne.
Un prédateur qui se déplace la nuit, à la recherche de poissons et d'autres crustacés. Et qui, le jour, reste en « faction » à l'entrée de son terrier, creusé dans le sable, à guetter ses proies.

Ce jour-là, ce n'était pas le cas. En plein milieu de journée, le crustacé se baladait sur le fond.
C'est d'ailleurs comme cela que j'ai pu l'apercevoir et le suivre.

 
Les couleurs vives de la squille
Les couleurs vives de la squille


Sa couleur verte (vive), bordée de rouge (vif également), en fait probablement un des crustacés les plus colorés.

À noter également que l'animal est parfois appelé le « briseur de pouce ».
En effet, la force ses membres antérieurs (avec lesquels il saisit ses proies) est, visiblement, impressionnante. Suffisante en tout cas pour infliger des blessures très très douloureuse.

Donc : ne jamais essayer de toucher !

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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 18:13

C'est, en tout cas, comme cela qu'est présentée cette île comorienne. La plus petite, la plus « sauvage », mais - à priori - la plus belle également de l'archipel.

Et c'est là que nous avons décidé de passer les fêtes de fin d'année, entre forêt primaire et récifs encore préservés.

L'occasion de commencer une série d'articles sur cette île qui, consciente de son patrimoine naturelle, a pris le virage de l'écotourisme. Une voie ambitieuse mais difficile et parfois décourageante face aux tristes réalités économiques.
Raison de plus pour en parler ici, y consacrer plusieurs articles et pour, à mon faible niveau, essayer de la faire connaître et d'en dévoiler quelques-uns de ses trésors.

 
Récif corallien de l'île de Mohéli
Récif corallien de l'île de Mohéli


Aujourd'hui donc, pour commencer, les trésors sous-marins. Quelques vues des récifs coralliens car il s'agit quand même, au départ, d'un blog consacré à la plongée :)

 
Récif corallien de l'île de Mohéli
Récif corallien de l'île de Mohéli


À noter qu'il n'y a pas, sur l'île, d'infrastructure pour plonger en bouteille.
Toute la découverte des coraux, de la faune et de la flore sous-marine se fait donc en P.M.T et apnée.

 
Récif corallien de l'île de Mohéli

 
Récif corallien de l'île de Mohéli

 
Récif corallien de l'île de Mohéli

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21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 09:58

Pour terminer ma série d'articles sur le site de « Cocaïne » (Nord-Ouest de Mayotte), après les poissons-feuilles et le poisson porc-épic, voici quelques ambiances saisie lors de la balade.

Poissons, coraux, mer bleue (bien qu'un peu chargée) et sable blanc... une vraie carte postale !

 
Corail et poissons

 
Corail et poissons

 
Corail et poissons

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  • : Plongée et biologie sous-marine, entre Mayotte et la Bretagne
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  • : Plongée et biologie sous-marine, entre Mayotte (101e département français et petite île tropicale de l'archipel des Comores, dans l'Océan Indien) et la Bretagne
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