29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 16:33

Pourquoi plonge-t-on ?

À chacun sa réponse, à chacun ses motivations. Pour ma part, le premier intérêt que je vois à la plongée, c'est que - justement - il s'agit de bien autre chose qu'une « simple » activité sportive. C'est avant-tout une découverte de tous les instants. Chaque minute passée sous l'eau n'a pour objectif que l'observation, la contemplation d'un univers autre et méconnu.

Dans cette démarche, mes photos visent (en toute modestie et à mon petit niveau) à « capturer » des instants éphémères ou des situations inédites pour qui n'habite pas les mers et les océans. Il en va ainsi de la photo suivante qui ne manque pas d'interroger : que fait cette étoile de mer ? Pourquoi se tient-elle ainsi, à bout de bras, alors que ses congénères se déplacent généralement à plat ?

Étoile de mer
Le festin d'une étoile de mer

On pourrait tout à fait croire qu'il s'agit d'une quelconque position du Kama Sutra des échinodermes. L'étoile aurait été surprise en plein élan de reproduction. Mais non ! C'est bien plus... pragamatique que ça, bien plus banal et terre à terre (si l'on peut dire ça d'un animal marin :) Elle mange !

Le festin de l'étoile de mer

Elle mange, mais elle mange façon étoile de mer. Avec des pratiques que d'aucun pourraient croire érotico-sado-maso. En effet, pour savourer son festin de moules (on en voit quelques « cadavres »), l'étoile de mer pratique en 4 temps :

1 ... Elle ouvre les coquilles des mollusques à l'aide de ses bras musclés ;

2 ... Elle pratique une savante dévagination de son estomac pour introduire celui-ci dans la fente créée par l'ouverture des coquilles ;

Précision : Une dévagination désigne « le mouvement de retournement d'un organe creux, qui, en faisant passer la paroi interne à l'extérieur, fait de lui un organe saillant » (source Larousse.fr).

3 ... Elle asperge sa proie d'éléments digestifs destinés à en faire une espèce de soupe plus facile à avaler ;
4 ... Elle avale le tout et remet son estomac en place !

En résumé : l'étoile de mer ne peut pas directement avaler des proies (comme les moules) relativement grosses par rapport à la taille de sa bouche. Elle fait donc l'inverse : elle amène son estomac vers sa proie ! Et pour faire toutes ces acrobaties, l'animal doit se mettre au-dessus de ce qu'il va manger.  D'où la position dans laquelle se trouve l'étoile photographiée. Littéralement, elle enjambe (avec ses bras :) son repas.

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 19:50

Certaines espèces marines se rencontrent un peu moins fréquemment que d'autres. Du fait de leur petite taille ou de leur mode de vie par exemple. Il en est ainsi, en ce qui me concerne du moins, de l'araignée des anémones. Je n'ai pu l'observer que peu de fois. Néanmoins, à trois ans d'intervalle, deux plongées dans les eaux bretonnes m'ont permis de réaliser les deux clichés suivants. Deux photos de deux araignées en déplacement sur la roche ou le fond marin.

Araignée des anémones
Une araignée des anémones... en 2011

Deux photos qui sont aussi l'occasion de dire quelques mots sur l'animal et, notamment, de rétablir une « vérité scientifique » : l'araignée des anémones (Inachus phalangium) n'est pas, contrairement à ce que laisse entendre son nom, une araignée mais bien un crabe. Un petit crabe décapode qui a hérité du nom d'araignée à cause de la forme de ses 10 pattes (5x2 paires), particulièrement longues et fines.

Araignée des anémones
Une araignée des anémones... en 2008

De façon tout aussi évidente, si le crustacé se nomme « araignée des anémones », c'est parce qu'il vit en général à l'abri - ou en tout cas à proximité - des tentacules d'une anémone de mer, et plus particulièrement de l'anémone verte. À l'image du poisson-clown dans les eaux tropicales qui ne s'éloigne jamais de sa protectrice.
Les deux principales caractéristiques de l'animal : de longues et frêles pattes et une carapace jaune-orange recouverte de bouts d'algues ou d'éponges qui le rendent pratiquement invisible dans son milieu. Ses longues pattes lui servent à s'accrocher aux tentacules de l'anémone.

Voilà donc, en quelques mots, ce que l'on peut dire sur l'araignée des anémones. En attendant la prochaine rencontre sous-marine...

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 13:37

Un blog, ça se lit... en principe. Mais il y a, de temps en temps, des exceptions à cette règle.
L'article en est une, d'exception. Il est une invitation à tendre l'oreille, il a pour but de vous inviter à écouter the sounds of the sea.

Baleine à bosseLe site anglais de BBC News a mis en ligne, il y a quelques jours, un article à propos des « oreilles de la mer » et des sons qu'il est possible de capter dans l'eau.
Une des premières qualités de cette page, c'est d'avoir rendu le propos très concret avec un certain nombre d'illustrations sonores accessibles en ligne. Certaines sont très poétiques : le chant des orques ou d'une baleine à bosse. D'autres sont plus tragiques comme celle à propos du séisme qui a frappé le japon en mars 2011.

Quoi qu'il en soit une page très intéressante... à écouter : Sounds of the sea: Listening online to the ocean floor !

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 18:59

Aujourd'hui, reprise d'un vieil article, actualisé et illustré par de nouvelles photos. Un article consacré aux ascidies, des organismes vivants qui, l'air de rien et contre tout attente, sont des... animaux !
Pour aborder les ascidies, je m'intéresse plus particulièrement aux clavelines, les « clochettes des mers ».

Les ascidies, des animaux primitifs évolués

La famille des ascidies regroupe différentes espèces (dont l'ascidie coloniale dont j'ai déjà parlé). Des espèces qui, pour faire court, ressemblent à des tubes, ou plutôt des syphons, avec deux orifices. Un orifice inhalant par lequel entre l'eau de mer et un orifice exhalant par lequel... elle ressort ;)

Clavelines bleues
Clavelines bleues

À l'intérieur du tube, l'eau est filtrée, la nourriture amenée à l'estomac et les déchets évacués par un anus. Tout ça dans ce qui à l'air de presque rien.

Pour terminer cette courte introduction aux ascidies, voici ce qu'en a écrit Steven Weinberg dans son livre « Découvrir l'Atlantique, la Manche et la mer du Nord » (Éd. Nathan) :

« Si primitif que puisse paraître cet animal, les zoologistes le considèrent comme le plus évolué des intertébrés [... car] au stade larvaire, quand l'animal nage encore à l'aide de sa queue, il possède une chorde dorsale, précurseur de la colonne vertébrale. [...] Si l'on considère la larve avec sa bouche, son anus, sa chorde dorsale et sa queue musclée [...] on n'est plus très loins d'un poisson primitif [...], de l'ancêtre des vertébrés »

Comme quoi, il ne faut vraiment pas se fier aux apparences.

Clavelines blanches
Clavelines blanches

Les clavelines, les clochettes de la mer

J'ai toujours eu du mal, jusqu'à présent, à bien photographier des clavelines. Que ce soit en Bretagne, pour la photo ci-dessus, ou à Mayotte, pour ce qui est des clavelines bleues. J'espère néanmoins que l'on voit suffisamment, sur ces trois images, que les clavelines sont des ascidies transparentes avec une bordure marquée, blanche ou bleue pour les espèces photographiées, qui distingue bien l'orifice inhalant (plus grand) et l'orifice exhalant (plus petit, sur le côté).

La première fois que l'on croise un bouquet de clavelines lors d'une plongée, on a vraiment l'impression de se trouver en face de clochettes, des clochettes de cristal. Celles-ci mesurent de 1 à 3 cm. On les croisent assez régulièrement en Manche et en Atlantique, à toutes les profondeurs. Elles sont accrochées aux rochers, aux algues, etc. par grappe. Il est donc assez facile d'en voir, quel que soit son niveau de plongée. Une raison - un bohneur - de plus pour plonger, notamment en Bretagne !

Bouquet de clavelines bleues
Bouquet de clavelines bleues

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 19:13

Ce week-end s'est déroulée la 14e édition du salon de la plongée sous-marine. C'est la première fois que j'y allais. Voici ce que j'en ai rapporté.

# De très belles photos

Celles de Laurent Ballesta. Des images présentées dans une (trop) petite exposition et - pour certaines - commentées, expliquées, décryptées « en direct » par un collaborateur d'Andromède Océanologie, la société qui gère la photothèque du photographe-plongeur.

Je réalise d'ailleurs, en écrivant ces lignes, que ça doit être la première fois que je parle ici du « pape » de la photo sous-marine en France. Un comble tout de même pour un blog largement, pour ne pas dire entièrement, consacré (à un niveau modeste) à ce sujet.

# Un très beau livre

« Rencontres sauvages » de F. Sarano (éd. Gap). Encore de très belles photos. Mais également une réflexion intéressante, à partir des notes de plongée de l'auteur, sur l'évolution, en 40 ans, de notre relation avec les mers, les océans et leurs habitants, connus et moins connus.

# Une rencontre sympathique.

Avec Erik Poupion, qui a vécu 8 ans à Bora Bora, qui y a beaucoup plongé et qui relate les plus beaux moments dans un livre : « Bora Bora : l'harmonie des plongées » (éd. Société des écrivains) et sur le web : Boraboralharmoniedesplongees.com.

# Un peu de nostalgie

Sur le stand de Mayotte, où étaient présents certains clubs et quelques plongeurs avec qui j'ai eu le plaisir de partager quelques bulles. Notamment Rêve Bleu et Hippocampe Plongée.Groooooooooooos soupir.

# Des infos sur le matériel de plongée et photographique

# Et de nombreuses invitations aux voyages

Certaines particulièrement séduisantes !

 
Danse traditionnelle polynésienne
Démonstration de danse traditionnelle polynésienne

Des invitation aux voyages en France, en outre-mer. À l'étranger aussi, notamment en Colombie. Le pays disposait, au salon, d'un grand stand sur lequel était présente la fondation de Malpelo dont j'ai parlé déjà dans un précédent article.
Bref, de quoi remplir encore de nombreuses très belles années de plongée.

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 12:31

Est-ce parce que les fêtes de fin d'année sont dans quelques jours seulement ?
Est-ce un rapprochement d'idées hasardeux, inspiré par les prochains gueuletons qui salueront, comme il se doit, Noël et l'année 2012 ?
Je ne sais pas. Je ne pense pas. C'est plus certainement une inspiration due à des photos, non encore publiées, que j'ai sur le sujet. Quoi qu'il en soit, pour ce 200e article, les  crustacés sont à l'honneur. Une nouvelle fois, je reprends un vieil article que j'actualise et que je complète avec des images prises cet automne. Il s'agit d'une petite synthèse des principales choses à savoir sur ces animaux.

Homard bleu de Bretagne
Homard bleu de Bretagne

Les crustacés

Comme 80% des animaux, marins ou non, les crustacés appartiennent à l'embranchement des arthropodes : les animaux à pattes articulés. Autre évidence, ils possèdent un squelette extérieur ! Et respirent à l'aide de branchies.

Tourteau
Raging « tourteau » Bull


Lors de leur développement, les crustacés muent. L'ancienne carapace devient molle. Elle absorbe de l'eau, ce qui en augmente le volume et permet la sécrétion de la nouvelle carapace. Curiosité de la nature : lors de cette mue, il y a possibilité de regénération d'un membre manquant !

 Une étrille
Une étrille


Les crustacés possèdent une tête, un thorax, un abdomen et sont symétriques.

Deux grands groupes de crustacés

À part ces quelques premières évidences, les crustacés forment un groupe très, très, très... complexe qui compte des dizaines de milliers d'espèces différentes. Pour en simplifier l'approche, on va distinguer les malocostracés et les entomostracés.

N.b : la classification des espèces vivantes n'est pas quelque chose de figée. Elle est, au contraire, constamment sujette à débat entre scientifiques. La distinction entre malocostracés et entomostracés semble un peu désuette aujourd'hui. Néanmoins, je la reprends dans le cadre de cette article car elle me semble assez simple à comprendre et permet de bien poser les choses pour une première approche.

Tourteau
Tourteau

La sous-classe des malocostracés (dits crustacés supérieurs) est la plus importante. On y retrouve les crabes, crevettes, homards et autres espèces généralement de grande taille. Les plus connus des malocostracés sont les décapodes : les crustacés à 5 paires de pattes, ceux cités juste avant, mais également les galathées, les écrevisses, les langoustes, les bernard l'ermites, etc.
Les décapodes ont la tête et la région thoracique soudées en une masse commune : le céphalothorax. Celle-ci est couverte d'une carapace solide. C'est typiquement la partie de la crevette que l'on enlève avant de manger la chaire. Il y a encore des sous-divisions en fonction de la longueur de l'abdomen. Long comme chez le homard ou court comme chez le tourteau par exemple.

Bernard l'Ermite
Bernard l'Ermite

À l'opoosé les entomostracés sont les crustacés inférieurs. On y trouve les cirripèdes. Si leur larve ressemble à un crustacé « tout ce qu'il y a de plus normal », celle-ci subit d'importantes métamorphoses lorsqu'elle se fixe sur des roches. Les antennes, les pattes... tout se modifie et, dès lors, l'animal devient définitivement sédentaire. Parmi les cirripèdes, on trouve les pousse-pieds et les balanes par exemple.
Les copépodes sont aussi des entomostracés. Ce sont de tout petits crustacés qui constituent la plus grande partie du zooplancton (on les trouve également sur les fonds des océans, voire même dans les sédiments). Ce sont les organismes pluricellulaires les plus abondant de la planète. Comme quoi ! Un site pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur ces animaux microscopiques : http://www.obs-vlfr.fr/~gaspari/copepodes/cop_doc.htm

Voilà pour ce premier développement à propos des crustacés. En attendant le prochain article, bonnes fêtes à tout ceux qui me font l'honneur de me lire.

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 12:43

Ça a du bon de mettre, de temps en temps, le nez dans ses archives photographiques. Ça permet de remettre la main sur des images qui, à l'époque de leur prise de vue, furent mises de côté, oubliées, écartées pour quelque raison aujourd'hui mystérieuse. Accessoirement ça permet aussi de se souvenir (un peu), au-delà de toute nostalgie.

Parmi ces miraculées de la seconde chance, cette photo d'une comatule, réalisée lors d'une plongée de nuit dans le lagon de Mayotte. 

Comatule jaune
Comatule jaune

La comatule, un animal surprenant, comme c'est souvent le cas lorsque l'on compare le monde vivant « aérien »  à la faune et à la flore sous-marine. Car, contre toute attente, c'est bien d'un animal qu'il s'agit, d'une branche cousine des oursins et des étoiles de mer notamment.

J'ai - jusqu'à présent - fait peu de photo de comatules. L'une des premières, malgré qu'elle ne fut pas une réussite, fit l'objet d'un précédent article : Comatules et crinoïdes. L'image présentée aujourd'hui est plus intéressante d'un point de vue technique. Mais, comme la précédente, elle ne laisse que peu apercevoir ce qu'est réellement une comatule.

En quelques mots, une comatule c'est : des bras plumeux, un tout petit corps conique et des « pieds » appelés des cirres.

Des bras plumeux

Animal benthique et sédentaire, la comatule utilise ses bras articulés comme autant de filets pour « chasser » les micro-organismes et particules organiques qui flottent en suspension dans l'eau. C'est pour assurer efficacement cette fonction de filtration que les bras sont aussi longs et nombreux (constituant l'essentiel de l'animal) et qu'il ont cet aspect plumeux.

Sur la photo ci-dessus, l'animal commençait à être agacé de ma présence. C'est pour cela que ses bras ne sont pas complètement déployés en pleine eau. L'animal est dans une attitude de repli sur soi, pour se protéger.

Un corps conique et des cirres

Le corps de l'animal est, pour sa part, réduit à sa plus simple expression : un petit cône calcifié d'où partent les bras et sur lequel se trouvent quand même une bouche et un anus.

Plus intéressants, mais rarement visibles quand l'animal est accroché au substrat (ou à une branche de corail comme sur la première photo), les cirres. Ceux-ci, comme les bras, partent du corps... mais dans la direction opposée :) Ils sont beaucoup plus petits que les bras et servent à l'animal à s'accrocher solidement. Plus rarement à se déplacer sur le fond.

En agitant ses bras, la comatule peut se mouvoir en nageant. Pour ma part je n'en ai pas encore vu. Heureusement, d'autres si. D'autres qui ont même publié des vidéos de la scène, dont celle-ci : danse de la comatule, qui permet de bien se rendre compte de ce que sont les cirres. Et de constater aussi que tous les animaux marins ne sont pas forcément fait pour la nage !

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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 10:55

La Bretagne, les Seychelles... les Seychelles, la Bretagne... plusieurs milliers de kilomètres de distance entre ces deux destinations, des expériences de plongée particulières et différentes. Particulières, d'accord mais les plongées y sont-elles si différentes ? Deux photos, prises à quelques mois d'écart, pour un petit comparatif illustré. 

Poissons tropicaux aux Seychelles
Poissons tropicaux aux Seychelles, océan Indien

Tacauds
Banc de tacauds, Bretagne nord

Certes, il y a une 15e de degrés de différence (et ça peut compter ;) ), une ambiance verdâtre dans un cas, bleue turquoise dans l'autre. La visibilité change un peu aussi. Mais pour le reste, pas grand chose finalement : c'est plein de poissons et les plongées procurent le même plaisir.

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 13:40

Comme je l'ai déjà évoqué dans un précédent article, la crise sociale qu'a traversé l'île de Mayotte pendant 7 semaines n'a eu que peu d'échos dans les médias de métropole. Pourtant rares sont les endroits où une grève générale aussi longue, parsemée de violences et de tensions raciales, faisant un mort et un enfant gravement blessé à l'œil, serait passé autant inaperçue.

Il y a quelques jours, le Monde a consacré un article assez conséquent à ces tensions. Le week-end dernier, c'est l'émission Dimanche + de la chaîne cryptée qui a traité le sujet dans un reportage. Celui-ci n'est pas très long mais il met nettement en avant une des principales causes de ces évènements : la difficulté (l'impossibilié ?) de concilier le rêve d'être Français d'une génération, en 1970, et les aspirations plus « pragmatiques » et consuméristes d'une autre génération, 40 ans après.

Le respect des anciens a été le prétexte trop facile pour empêcher tout débat, toute confrontation d'idée en 2009, au moment du vote pour décider de la départementalisation. Comme le dit un intervenant dans le reportage : « lorsqu'on remettait en cause l'idée même de départementalisation on vous traitait d’indépendantiste… ». Presque la pire des insultes à ce moment-là.

Malgré une communication plutôt volontariste de l'État (en Français, en Shimaoré et en Arabe), le travail de sape d'une classe politique locale qui ne s'est bâtie que sur cette seule ambition et qui ne pouvait concevoir le débat contradictoire faute d'imagination pour porter un projet altenatif, a largement porté ses fruits. Les frustrations sont proportionnelles aux promesses (mensongères) faites à l'époque : immenses. Il ne reste qu'à espérer que, dans quelques années, les avancées liées à ce changement de statut seront suffisamment significatives pour l'emporter sur les ressentiments et, quoi qu'on en dise, la défiance à l'égard des M'zungus.

 

Le reportage est visible à cette adresse : http://www.canalplus.fr/c-infos-documentaires/pid3354-c-dimanche.html?vid=545458 (il commence à la 26e minute de la vidéo).

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 23:12

La Catis, décidement un des plus beaux sites du nord de la Bretagne (à mon humble avis) !
Déjà en 2007, une plongée sur cette tête de roche avait été à l'origine de plusieurs photos et d'un article sur ces poissons aux teintes vives, presques tropicales, que sont les coquettes. Quatre ans après, re-plongée sur ce même spot, re-photos (mais d'une qualité nettement meilleure) de coquettes. C'est pourquoi je reprends donc - et actualise - aujourd'hui ce vieil article consacré à une espèce finalement spectaculaire de la faune aquatique bretonne.

Coquette mâle
Coquette mâle

Les coquettes, un couple de poissons colorés

(sous-titre : un couple de poissons non tropicaux dont le mâle est très coloré).
Les coquettes appartiennent à la famille plus large des labridés ; Famille à laquelle appartiennent également, entre autres, les vieilles.

Labridés (labridae) : « une grande famille de poissons compant 500 espèces environ. Ils vivent près des côtes rocheuses, dans les herbiers (Méditerranée) ou les algues (Atlantique) » (Source wikidive.com)

Coquette mâle
Coquette mâle


Comme il est écrit dans les dictionnaires, le « dimorphisme sexuel » est très marqué chez les coquettes. C'est à dire que le mâle et la femelle sont très différents.

Un mâle aux couleurs éclatantes

Comme le montre les photos, les mâles ont une tête bleue avec des bandes de même couleur sur les flancs. Le corps est orange jusqu'à la nageoire caudale dont l'extrémité est également bleue. Ces couleurs sont d'autant plus éclatantes pendant la période de reproduction.

À l'inverse, les femelles (ainsi que les jeunes) sont seulement oranges. Ce n'est pas très flagrant, mais il est possible d'entre-apercevoir, sur le bord droit de la photo ci-dessous, presque en son milieu, une coquette femelle. La seule « excentricité » de celles-ci est d'avoir des tâches foncées sur l'arrière du dos.

Couple de coquettes
Un couple de coquettes


Les coquettes sont surnommées les petites vieilles en référence à l'espèce cousine plus grande. Ces poissons peuvent vivre une vingtaine d'années et se nourrissent de crustacés et de mollusques. Voilà donc ce que l'on peut dire, en quelques mots, sur cette espèce commune mais éclatante des eaux bretonnes.

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