27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 20:40

Lorsque j'ai commencé à plonger (il y a quelques années de cela maintenant), je me suis beaucoup interrogé sur ce que je voyais et sur la façon d'identifier et de reconnaître tout ça : était-ce un animal ? Une plante ? Quels sont les éléments de différenciation ? Etc. J'ai donc écrit une série d'articles à ce sujet dans mon précédent blog. C'est un de ceux-ci que je reprends ce soir, un texte dans lequel je me suis plus particulièrement penché sur les différences entre les ascidies et les éponges.

En effet, lorsque l'on plonge, il est parfois délicat de faire la différence entre certaines espèces d'ascidies et certaines espèces d'éponges, particulièrement quand il s'agit d'éponges encroûtantes. On voit une plus ou moins grande surface colorée, percée de trous... mais après ? Je vais donc, ici, essayer d'en faire une petite synthèse comparative pour apprendre à mieux les connaître et les reconnaître.

Les éponges

Les éponges (ou spongiaires) appartiennent à la famille des porifères et sont des animaux. Comme beaucoup de « choses » présentées dans ce blog, les éponges ressemblent peut-être à tout sauf à des animaux mais comptent quand même bel et bien parmi nos amis les bêtes. Ce sont des animaux primitifs, certes, mais des animaux qu'il faut voir comme des amas pluricellulaires assez peu organisés (pour faire simple).
 

Éponge encroûtante « fesse d'éléphant »
Éponge encroûtante « fesse d'éléphant »


Une éponge est un peu comme un vase percé d'orifices inhalants : les pores. L'eau entre par ces pores, l'éponge en absorbe les éléments nutritifs avant de la rejeter par l'orifice exhalant (au sommet du vase). L'éponge est capable d'entretenir ce va-et-vient de l'eau. On dit donc que c'est un filtreur actif. Les éponges possèdent enfin de petits éléments squelettiques : les spicules. Ceux-ci peuvent être de formes et de tailles très variées.

Les ascidies

La famille des ascidies regroupe différentes espèces d'animaux qui ressemblent à des tubes munis de deux orifices : un orifice inhalant par lequel entre l'eau et un orifice exhalant par lequel elle ressort. À l'intérieur du tube, l'eau est filtrée par un pharynx (une branchie), la nourriture amenée à l'estomac et les déchets évacués par un anus. Un fonctionnement digestif finalement assez évolué. Ce sont également des filtreurs actifs.
 

Ascidie coloniale
Une ascidie coloniale

Les zoologistes considèrent les ascidies comme les plus évolué des intertébrés car au stade larvaire, avant d'évoluer et de devenir des tubes, ils s'apparentent de très très près à des poissons primitifs.

Ascidies vs éponges, les points communs

On a donc, dans les deux cas, affaire à des animaux ; Et plus précisément des animaux qui ressemblent à des tubes ou des vases. Pour les ascidies comme pour les éponges, l'eau entre par un / des orifice(s) inhalant(s) et ressort par un orifice exhalant. Ce sont ces orifices de sortie que l'on aperçoit en premier lieu quand on croise une éponge encroûtante ou une colonie d'ascidies. Ils sont pour beaucoup dans la confusion que l'on peut avoir à les distinguer.

Les ascidies et les éponges sont des filtreurs actifs. Contrairement aux alcyons, par exemple, qui sont des filtreurs passifs et sont obligés de vivre dans des endroits où le courant est suffisant, les filtreurs actifs sont, à l'inverse, capables de faire circuler l'eau par eux-même. Ils sont capables de s'alimenter par eux-mêmes.
 

Éponge encroûtante clione jaune
Éponge encroûtante clione jaune


Ok, jusque là, on est pas beaucoup aidé pour les différencier. Ceci dit on a appris à mieux les connaître... et c'est déjà un bon pas, dans la bonne direction.

Ascidies vs éponges, les différences

  • Dans un cas, on a à faire à des animaux primitifs : les éponges. Dans l'autre cas, à des animaux évolués : les ascidies ;
  • Une éponge est une masse de cellules peu organisées. Les ascidies sont des individus différenciés et autonomes ;
  • L'intérieur des éponges est simple. Celui des ascidies est plus complexe puisque comprenant un estomac, un anus, etc.

Enfin, d'un point de vue plus pragmatique, on arrive à distinguer en plongée (parce que c'est quand même ça qui nous intéresse au final :-) les ascidies des éponges en les touchant. Sauf erreur, lorsqu'on touche une ascidie, celle-ci referme son orifice exhalant alors qu'une éponge reste désepérement inerte.

Voilà, j'espère ne pas avoir fait d'erreur et que ce petit mémo pourra vous aider lors de vos plongées.

D'autres articles à propos des ascidies :

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 00:14

Les fêtes sont terminées, une nouvelle année vient de débuter, malheureusement pas de la meilleure façon. Pour me changer les idées, je retourne explorer les eaux de la Méditérranée, en tout cas virtuellement pour le moment, en poursuivant la publication des photos prises lors de mes plongées d'octobre dernier.

Si les deux photos qui suivent sont inédites, le sujet l'est beaucoup moins : il s'agit encore de nudibranches. Le premier est un autre nudibranche éolidien, un cousin de ceux qui illustraient les images de mon prédédent post. Il s'agit très précisément d'un Cratena peregrina. Cette petite limace des mers à la silhouette effilée est facilement identifiable - encore faut-il se souvenir de son nom - avec son corps blanc laiteux, ses appendices dorsaux de couleur rouge-brun et sa tête constituée de rhinophores oranges et de longs tentacules buccaux blancs avec, à leur base, des « taches oculaires » également oranges.

  Nudibranche Cratena peregrina
Nudibranche Cratena peregrina

Le second nudibranche appartient à une toute autre branche, celle des Discodorididae. Il s'agit d'un Doris dalmatien, savamment appelé Peltodoris atromaculata. Certains le nomment aussi Doris maculé ou  léopard. Si, comme le Cratena peregrina, son corps blanc c'est à peu près la seule caractéristique qu'ils ont en commun. Car le Doris dalmatien est ovale et plat et recouvert de taches brunes. Son panache branchial et ses rhinophores se rétractent à la moindre alerte. C'est la raison pour laquelle on ne les aperçoit pas ici.

  Doris dalmatien
Doris dalmatien

J'avais déjà vu et photographié des dalmatiens, il y a longtemps, en Atlantique, lors de plongées au large du pays Basque. Mais je me rends compte que je n'ai pas publiée les quelques photos prises à l'époque en argentique. Je vais essayer de combler prochainement cette lacune :)

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 23:22

Après deux plans larges de paysages sous-marins de Méditerranée, voici mes premières images des hôtes des fonds des calanques et de la baie de Marseille. Deux images pour deux poissons parmi les plus « classiques » du coin : une rascasse rouge et une mostelle.

Quelques jours après Halloween, cette photo de rascasse rouge me semblait tout à fait dans le thème : une lumière dramatique, une tête massive peu accueillante, de grands yeux exhorbités, des « pustules » cutanés sur tout le corps et la bouche, un ton rouge-orange très proche de celui des citrouilles Jack O'Lantern... une vraie ambiance de circonstance.

  Rascasse rouge
Rascasse rouge

La deuxième photo - plus apaisée - montre une mostelle.

  Mostelle
Une mostelle

Poisson de roche toujours près du fond mais jamais posé dessus, la mostelle se rencontre assez facilement. De part sa répartition assez large, et de part le fait que, de jour du moins, l'animal reste plutôt stoïque... même quand un plongeur envahit son environnement pour le flasher plusieurs fois d'affilée :) La mostelle se caractérise notamment pas deux choses que l'on voit assez bien sur la photo ci-dessus :

  1. Un barbillon sous le menton
  2. et des nageoires pelviennes réduites à deux filaments.
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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 07:49

Enfin !

Enfin, j'aurai réussi à faire une photo acceptable - et même plusieurs - d'une galathée. Il m'en aura fallu de la patience et de la persévérance, jusqu'à cette récente plongée de nuit à quelques emcâblures de Saint Cast le Guildo, pour - enfin - pouvoir accrocher ce crustacé à mon « bestiaire » photographique.

Apercevoir une galathée, lors d'une plongée sous-marine, n'est pas nécessairement un exploit. Elle peuple à peu près toutes les mers et tous les océans du globe, à à peu près toutes les profondeurs. Ce n'est donc pas un exploit à condition de chercher un peu puisque ce crustacé a une (très fâcheuse) tendance à se réfugier dans des failles étroites et sombres. De là venait ma difficulté à la photographier jusqu'à présent.

  Une galathée
Galathée rouge-brun à rayures bleu électrique

Heureusement de nuit - là est, j'imagine, la circonstance qui a tout changé - les animaux cachés en journée sortent, pour se nourrir notamment. La galathée semble ne pas faire exception, celle que j'ai photographiée se tenait presque sur le rebord de sa faille. Coup de bol supplémentaire : elle ne s'y est pas réfugiée à mon approche. Enfin, je tenais l'opportunité de « shooter » cet animal que, pour ma part, je trouve spectaculaire. Bien que petit :)

  Une galathée
Une galathée à l'entrée de sa faille

Ce qu'il y a de spectaculaire, je trouve, dans la galathée c'est avant tout sa couleur. Sa carapace rouge-brun est en effet traversée de rayures d'un bleu électrique particulièrement éclatant à la lumière d'un phare. C'est un des rares exemples, avec le coquette mâle, d'animal à se distinguer ainsi par des tons chauds et lumineux... dans les eaux bretonnes j'entends :)

Que dire d'autre ? La galathée est un crustacé décapode, c'est-à-dire qui possède 5 paires de pattes. La première d'entre elles est munie de pinces et ces chélipèdes (le nom savant de cette première paire de pattes) ont la particularité, ici, d'être plus longs que le corps. Celui-ci ne mesure que 5 à 6 cm, notamment parce l'abdomen de l'animal est replié sur lui-même.

Il y aurait certainement beaucoup d'autres choses à dire sur la galathée, mais j'en garde pour la prochaine fois, pour la prochaine photos. Dans quelques années ?

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 12:08

Jusqu'à ces derniers jours, jusqu'à ce dimanche 20 juillet pour être précis, je pensais que la roussette était le seul requin à côtoyer les eaux bretonnes à portée de palmes. Je pensais que c'était le seul requin qu'il était possible d'approcher lors d'une plongée dans notre région. Cela m'est arrivé sinon souvent du moins régulièrement, particulièrement dans les Côtes d'Armor. J'en ai ramené plusieurs photos dont quelques-unes déjà publiées ici et ici.

Je pensais cela donc... et j'avais tort ! Une plongée faite dimanche dernier, sur le site des Sauvages au large de Saint Cast le Guildo en l'occurence, m'a - agréablement - prouvé le contraire. En effet, alors que nous évoluions à une trentaine de mètres de profondeur nous nous sommes soudain retrouvés nez à nez avec un requin hâ (ce n'est pas une blague, c'est son nom, mais alors pouquoi, comment ??? ) tranquillement posé sur le fond.

  Requin-hâ
Requin-hâ (ou émissole)

Il n'en fallait pas plus pour préparer le flash et déclencher l'appareil photo. Ceci dit, ça n'a servi à rien de se presser, le poisson cartilagineux n'a pas bougé d'une branchie. On a donc pu l'observer (et le photographier) en prenant tout notre temps.

L'animal devait mesurer de l'ordre d'1 mètre - 1 mètre 20, soit la taille commune des requins hâ (également communément appelés émissole). Une « belle bête », au corps fin et allongé, qui bien que peu abondante est malgré tout présente sur une large zone de distribution, dont la Manche :)

Ce fut un beau coup de bol d'être tombé dessus, on a d'ailleurs fait des jaloux au retour sur le bateau.

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 21:43

J'en ai bientôt fini de mes photos et articles à propos des Galápagos. Impossible toutefois de clôre le sujet sans consacrer au moins un texte aux iguanes.

  Iguane terrestre jaune
Iguane terrestre jaune

Ils sont nombreux sur l'archipel équatorien. Certainement autant, sinon plus, que les otaries. Quelques généralités les concernant tout d'abord. La classification fait débat, néanmoins, à ce jour les iguanes appartiennent à la famille des sauriens, c'est-à-dire - pour faire simple - à la famille des lézards.

Au sens le plus large, ce sont des reptiles, terrestres ou marins. Ils sont végétariens. Comme tout bon reptile, la peau des iguanes est recouverte d'écaille. Comme tout bon saurien - à commencer par les crocodiles et les alligators - ils possèdent des « mains crochues » que je trouve fascinantes de par leur similitude avec les mains humaines, et impressionantes de par la taille des griffes.

Mon propos de ce soir ne réside cependant pas dans une présentation zoologique de l'animal. Je voulais surtout essayer de montrer la différence entre une espèce marine et une espèce terrestre, toutes les deux présents sur les différentes îles des Galápagos : les iguanes marins dans l'eau mais aussi sur terre, les iguanes terrestres, sur terre... et c'est tout !

Ci-dessous d'abord un iguane terrestre :

  Iguane terrestre
Iguane terrestre

Puis un iguane marin :

  Iguane marin
Iguane marin

Conclusion ? Bon ben je crois que c'est assez net. Un iguane terrestre, c'est :

  • « préhistorique »,
  • patibulaire
  • Aux Galápagos, ils sont ternes. Le premier de l'article tire sur le jaune mais c'est certainement le plus fantaisiste que j'ai pu voir (je ne prétends toutefois pas qu'il n'y en a pas de plus colorés, je dis juste que je n'en ai pas vu)

En comparaison, un iguane marin, c'est...

  • « préhistorique »,
  • encore plus patibulaire. Si, si, le reptile de la deuxième photo paraît presque sympatique à côté de celui de la troisième image
  • encore plus terne... puisque noir. Certains (je crois que c'est une question d'âge) mêlent du rouge avec le noir. Ça ne les rend pas plus sympa, cela renforce juste leur aspect teigneux.

Une dernière photo pour ceux qui auraient encore un doute. Celle de l'iguane guardien-de-la-marche-d'escalier. Avec cet air de « descends si tu l'oses, même pas cap », pas de doute, c'est un iguane marin :)

  Iguane marin
Iguane marin
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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 18:57

Deux poissons et un cérianthe ! Ces trois animaux sont au centre de ce nouvel article, ils sont les sujets de trois nouvelles photographies prises cet été dans les profondeurs (relatives :) ) des Côtes d'Armor, en Bretagne.

Le premier poisson est une blennie. Ce n'est pas la première image que je publie de cet animal. Je l'ai notamment fait dans le précédent article : la blennie cabot.

  Blennie cabot
Une blennie

La seconde photo est celle d'une petite rascasse non encore très clairement identifiée. Peut-être une espéce proche de la petite rascasse rouge (cf. la fiche DORIS) ? A creuser... Quel que soit l'animal, je publie les deux images simultanément car je trouve assez remarquable l'étrange similitude de position et d'attitude des deux poissons.

  Une petite rascasse
Une petite rascasse

La troisième photo représente un grand cérianthe, une « fleur de mer » qui, comme souvent, n'est pas un végétal mais bien un animal.

  Grand cérianthe
Un grand cérianthe

Les cérianthes ressemblent à de grandes anémones. Ils s'en distinguent notamment par le fait qu'ils possèdent deux couronnes de tentacules :

  • La couronne extérieure porte des tentacules longs, parfois très longs. Ce sont, sur la photo, les tentacules mauves striés de blanc.
  • La couronne intérieure porte de courts tentacules labiaux (ici de couleur blanche) qui entourent l'orifice buccal.

On ne le voit pas sur l'image (il est masqué par les longs tentacules) mais le cérianthe vit dans un tube muqueux à l'intérieur duquel il peut se rétracter totalement. Celui-ci est solidement fixé dans le sédiment, néanmoins l'animal est capable de se déplacer et, si nécessaire, de reconstruire un autre tube.

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 08:17

Deux nouvelles photos, récentes, de nouveau prises dans les eaux de la Manche, au large de la station de Saint Cast le Guildo. Rien de révolutionnaire quant aux sujets puisqu'il s'agit d'un homard et d'un congre. Néanmoins, dans les deux cas, un petit « plus » permet de donner un regain d'intérêt à l'image, de mon point de vue en tout cas.

La première photo est celle d'un homard :

  Homard manchot
Homard manchot

J'ai déjà photographié quelques homards auparavant (notamment ici et ici). Celui de ce soir a cependant la particularité d'être manchot : il lui manque la pince droite. Certainement le résultat d'une lutte âpre, soit pour ne pas être mangé, soit pour essayer de manger une proie qui ne l'entendait pas cette oreille.

La deuxième photo met en scène un congre, une espèce d'une grande banalité en Bretagne, que l'on croise à peu près au cours de toutes les plongées :

  Un congre
Un congre en embuscade

Pourquoi je publie cette image en particulier ? Pour deux raisons ! Tout d'abord parce que - paradoxalement - c'est une de mes première photo techniquement réussie sur le sujet : lumière, netteté, clarté de l'eau... Ensuite parce que pour une fois l'animal n'est pas planqué dans un orifice resserré impossible à bien photographier. Ici, bien qu'à l'abri d'une anfractuosité de roche, le congre se trouve à l'entrée d'une cavité suffisamment large pour, en tant que photographe, travailler un peu le cadrage et donner, avec le jeu des lumières, l'impression d'un animal en embuscade. Avec le corps longiligne de l'animal que l'on devine s'enfonçant dans le noir, sous la tête du congre.

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24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 15:13

Les Galápagos sont la nouvelle destination « plongée » visée dans mon passeport. J'y ai passé une 10e de jours, durant lesquels j'ai arpenté quelques-unes des îles de l'archipel et exploré un peu ce qui s'y passait sous la surface de l'eau. Ce que j'ai pu voir et observer - tant au cours de « simples » baignades palmes-masque-tuba que durant des plongées d'exploration - va bientôt faire l'objet d'une série d'articles. Mais avant cela je finis de publier les quelques photos présentables que j'ai prises en juillet au cours de mes sorties au large de Saint Cast Le Guildo (Côtes d'Armor).

Ce soir une série de trois photos... de nudibranches :) Pas très original se diront ceux qui suivent mon blog régulièrement, mais inévitable tant ces mollusques furent nombreux - et de taille tout à fait respectable - ces derniers temps dans les eaux bretonnes. Ainsi que les lièvres de mer, d'où une photo d'un specimen dans la série de ce soir.

La première image est celle d'un couple de limaces... bien occupé à ses affaires de couple :) Je ne sais pas à quelle espèce particulière ils appartiennent, mais c'est la première fois que je voyais de telles nudibanches. C'est donc aussi, à fortiori, la première photo de cette espèce diffusée sur ce blog. 

  Couple de nudibranches
Couple de limaces de mer

Ce n'est pas le cas du lièvre de mer. Je lui ai déjà consacré un précédent article, sobrement intitulé Lièvre de mer, que je ne peux que vous inciter à lire ou à relire. La présentation est déjà illustrée par deux images. Toutefois j'ai tenu à présenter la nouvelle photo ci-dessous car je trouve la posture de l'animal assez sympa : étiré de tout son long sur le bord d'une roche, la moitié du corps au-dessus du vide.

  Lièvre de mer
Lièvre de mer

La dernière image est de nouveau une photo d'un nudibranche. Elle n'est pas particulièrement réussie (notamment comparée à la photo du couple en début d'article) mais je la publie pour les mêmes raisons. Je ne sais pas non plus à quelle espèce particulière appartient la limace, mais c'est également la première fois que j'en voyais une comme ça. C'est donc aussi la première photo de cette espèce diffusée sur ce blog.

Nudibranche blanc
Nudibranche blanc
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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 21:33

Au cours de mes deux dernières plongées j'ai pu prendre pas mal de photos. Par exemple celle des vers tubicoles bispires que j'ai publiée dans mon précédent article, mais également celle que je présente ce soir et qui a pour sujet une ponte de calamar.

J'avais déjà pu photographier de telles pontes - très caractéristiques avec leur amas de tubes blancs laiteux - à Mayotte. Une des images avait, à l'époque, illustré un article intitulé Carnet rose à N'Gouja. Cependant, les pontes observées dans le canal du Mozambique étaient de relative petite taille, celle que j'ai vue et photographiée en Bretagne, à l'abri dans les cales de l'épave du Laplace, était de dimension plus importante, que ce soit la taille des tubes ou celle de l'ensemble de l'amas.

  Une ponte de calamar
Une ponte de calamar

J'ai régulièrement vanté, dans mes articles, l'intérêt d'un (d'au moins un) flash déporté pour faire de la photo sous-marine. La série des quelques images prises de la ponte de calamar en fait une nouvelle démonstration.

  Photo ratée d'une ponte de calamar
Photo ratée d'une ponte de calamar

L'image ci-dessus aurait en effet très bien pu alimenter ma galerie de photos ratées. Mon flash externe s'est pourtant bien déclenché. Cependant, je ne l'avais suffisamment désaxé par rapport à l'objectif de l'appareil. Résultat : toutes les particules en suspension ont reflété la lumière émise.

Pour la seconde photo (la première de l'article), j'ai beaucoup plus déporté le flash, pour le mettre à quasiment 90° par rapport à l'objectif. Résultat incomparable : les particules ne sont plus éclairées de face, elles ne renvoient pas la lumière du flash directement vers l'appareil photo. Elles ont comme disparu.

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