8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 22:41

Créatures abyssales, l'expression est, certes, un peu exagérée. Les « abysses » dans lesquelles j'ai pris les photographies qui suivent ne se situent qu'entre 10 et 20 mètres de profondeur. Peu importe, j'assume :)

En fait, si j'emploie ce terme c'est surtout en référence au film Abyss, le chef d'œuvre (de mon point de vue) sous-marin de James Cameron et datant - déjà ! - de 1989. Les créatures immortalisées ci-après m'évoquent en effet, et sans hésitation, les être étranges mis à l'écran, à l'époque, par le réalisateur à succès pour peupler le fond des océans.

  Créature marine
Créature marine

À défaut de créatures abyssales, il s'agit pour le moins, et malgré tout, de créatures marines. Des êtres translucides, émettant des lumières blanches avec, de temps en temps, des touches de couleur bleu, jaune ou rouge.

  Créature marine

Un spectacle finalement assez magique, observé lors de deux plongées de nuit à Malte, en novembre dernier.

  Créature marine
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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 20:02

En plongée à Malte, un des premiers animaux qu'il m'ait été donné de voir fut un ver de feu. Durant les jours qui ont suivis, au cours de mes différentes sorties diurnes et nocturnes, j'ai pu en observer beaucoup, dont  certains parfois très grands (de l'ordre d'une trentaine de centimètres). Je ne sais pas ce que cela signifie - voire même si cela signifie quelque chose - quant à la qualité de l'eau, mais les fonds de l'archipel maltais en sont remplis. Peut-être n'est-ce qu'un phénomène saisonnier ? Je ne sais pas, pas encore en tout cas. Il va falloir enquêter...

  Ver de feu
Ver de feu

Pour en revenir à l'« Hermodice carunculata » (c'est le nom scientifique de l'animal), c'est la première fois que je voyais un ver de feu en plongée. Je ne savais donc pas :) Et pendant quelques instants j'ai eu la forte tentation de « palper » cet animal au corps segmenté et aux couleurs vives. En effet, je considère la plongée également comme une expérience tactile. Avec modération et réserve cependant, ne serait-ce que par « respect  » des animaux rencontrés. Qui aimerait se faire tâter à tout bout de champ ? Et par prudence aussi, notamment - et particulièrement - quand je ne connais pas ce que j'ai en face de moi. Bien m'en a pris ici, sinon je pense que j'en souffrirais encore :)

On le voit sur la photo, le ver de feu possède, de part et d'autre de son corps, des rangées de touffes latérales. Ce sont des soies (des poils)... creuses et urticantes ! Quand on les touche, telles des aiguilles, elles percent la peau du prédateur et libèrent des neurotoxiques. Le principe est le même quand l'agresseur est un homme. Le « poison » provoque alors de fortes démangaisons et des sensations de grandes brûlures. D'où le nom de ce ver annélide.

Malgré le nombre de vers observés, je me suis retenu de les toucher. Bien m'en a pris, j'ai pu pleinement profiter de toute cette série de plongées automnales en Méditerranée.

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 12:20

Le homard bleu, chacun a sa façon de l'apprécier. Cuit à la vapeur, au court-bouillon ou sur le gril. Accompagné de beurre à l'ail, de citron ou de mayonnaise. À l'armoricaine, avec tomates, cognac et aromates. Les possibilités sont nombreuses.

Pour ma part, même si le homard européen est - selon les connaisseurs dont je ne suis pas - plus fin que le homard américain (ou canadien) et même si les meilleurs homards français sont ceux de Bretagne et de Normandie, je préfère quand même le homard bleu... en tête à tête, lors d'une plongée dans les profondeurs des eaux de Manche ou d'Atlantique.

  Homard bleu de Bretagne
(Gros) homard bleu de Bretagne

Je les préfère donc en tête à tête, surtout si, comme celui-ci, ils ont eu le temps de grandir, s'ils sont bien gros avec des pinces puissantes et imposantes. Surtout si, toujours comme celui-ci, ils ne sont pas farouches, s'ils sont suffisament curieux pour ne pas rentrer dans leur trou dès qu'un plongeur approche. Ça permet de faire de très beaux portraits :) Enfin, il ne faut toutefois pas perdre trop de temps. Car, même curieux, le homard bleu n'est pas nécessairement très patient.

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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 22:12

Les nudibranches, si souvent abordés dans ce blog, appartiennent à l'embranchement plus général des mollusques opistobranches. Mollusque pour « corps mou » et opisthobranche pour « branchie à l'arrière du coprs ». En font également partie, les tectibranches. Et parmi les tectibranches se trouvent l'Aplysie ou lièvre de mer, l'animal marin qui nous intéresse aujourd'hui.

Pour faire simple et pour résumer, je vais parler, dans les quelques lignes qui suivent, d'un mollusque qui ressemble à un escargot (de mer) mais qui, parce qu'il a des tentacules sensoriels (ou rhinophores) qui ressemblent à deux longues oreilles, est appelé lièvre (de mer). Un exemple parmi d'autres de la subtilité du bestiaire marin :)

Peu importe son nom, le lièvre de mer est donc avant tout un escargot. Il s'en rapproche en tout cas beaucoup de par sa physionomie. La preuve en image :

  Aplysie ou lièvre de mer
Aplysie ou lièvre de mer

Il s'agit d'un animal assez gros, plusieurs centimètres, jusqu'à 15 ou 20, facile à trouver et à observer quand il se trouve sur le site de plongée. Les Aplysies (le nom scientifique de ces espèces) ont, comme tout bon escargot, une coquille. Plus exactement, un reste de coquille, mince, fragile, transparente... et interne.

Visuellement, ce qui est le plus caractéristique de l'animal, ce sont donc plutôt ses deux grands tentacules olfactifs dressés sur la tête et auxquels il doit son nom. À la base de ces « oreilles » se trouvent une paire d'yeux, très petits (donc difficilement visibles) mais très efficaces.

  Lièvre de mer
Un lièvre de mer

Le lièvre de mer se déplace le plus souvent en rampant sur les fonds peu profonds. Plus rarement il peut nager. Et malgré sa fragilité apparente, il n'a que peu de prédateurs car il est efficacement armé. Notamment le mollusque sécrète, comme les seiches ou les poulpes, une encre violette qu'il relâche quand il est menacé. Son corps contient également des cyanobactéries qui le protègent contre les poissons.

Deux sites pour approfondir le sujet et voir d'autres photos :

. Doris.ffessm.fr
. www.mer-littoral.org

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 21:42

La saison bat son plein, les plongées s'enchaînent régulièrement, les photos aussi... avec plus ou moins de succès :) Parmi mes sorties récentes, une plongée dans les Côtes d'Armor, au départ de Saint Cast le Guildo, au large du Cap Fréhel. Une plongée au milieu des requins, au mileu des roussettes. Il y en avait en effet à peu près partout, faciles à voir car étalées de tout leur long sur le fond de sable, et faciles à observer car pas farouches du tout.

Dans un précédent article sur ces petits squales  - Une roussette, un (petit) requin - je présentai deux premières images de l'animal. Une « vieille » photo, de face, et une récente image d'une roussette timide, la tête cachée dans un trou de roche. Ma récente plongée en Bretagne nord fut parfaite pour prendre le requin dans son intégralité. Voici deux des clichés réalisés ce jour-là. 

  Roussette posée sur le fond de sable
Roussette... en plan large

Il s'agit de la même roussette sur les deux photographies. On y voit très bien l'animal tel qu'on peut l'observer et l'approcher en général : posé sur le fond, droit comme un i, la tête légèrement relevée.

  Requin roussette
Roussette posée sur le fond de sable
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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 22:39

Deux nouvelles photos pour un nouvel article. Deux crustacés, deux araignées précisément, deux « crabes » vivant dans les eaux du golfe du Morbihan, mais deux animaux totalement différents.

La bête tout d'abord : une énorme araignée de mer. De celles qui sont généralement appréciées pour leur chair. Celle-ci a toutefois échappé aux pêcheurs et a pu s'épanouir pleinement pour devenir ce monstre à la carapace robuste et épaisse, très en relief et d'un rouge flamboyant.

  Araignée de mer
Une araignée de mer

La belle ensuite. Une petite araignée des anémone qui, en comparaison, paraît toute fluette, toute fragile. Pour plus d'info sur ce crustacé, je renvoie à un précédent article : L'araignée des anémones.

  Araignée des anémones
Une araignée des anémones
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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 14:31

Les vers marins reviennent régulièrement dans ce blog. Ceux de Mayotte (cf. les articles Nudibranche vs ver planaire ou le ver acrobate par exemple), ceux de Bretagne ou même d'ailleurs quand j'ai l'occasion d'en photogaphier un.

Concernant les vers de Bretagne, c'est la grande planaire rayée qui, jusqu'à présent, a eu la vedette. Cela ne pouvait pas durer :) Honneur aujourd'hui à un autre ver plat :

  Ver plat
Ver plat

Celui-ci est blanc également, avec un liseré jaune et des tâches noirs sur le dos. Je ne sais pas de quel espèce précisément il s'agit mais, personnellement, je le trouve très élégant, très photogénique.

À ceux qui veulent en apprendre un peu plus sur les vers (tous les vers, les plats et les autres), qui veulent voir d'autres (très belles) photos, précipitez-vous sur le dernier numéro d'Aquamonde. Le 46e numéro du « magazine de l'image et des voyages subaquatiques » leur consacre un excellent article, forcément richement illustré.

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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 10:25

Une récente photo est, aujourd'hui, l'occasion de rependre (et compléter) un article de mon précédent blog. Un article sur la blennie cabot, la plus grande et la plus courante des blennies, très présente en Bretagne et dans le golfe du Morbihan.

 

La photo la voici :

  Blennie cabot
Une blennie cabot

Le mot « blennie » est un terme usuel, passé dans la language commun. Il conviendrait cependant plutôt de parler des « blénnidés », une grande famille qui regroupe plusieurs centaines d'espèces, dont notre blennie cabot ou des poissons comme le tripterygion par exemple.

Les blénnidés sont des petits poissons osseux benthiques ; C'est à dire qu'ils vivent sur les fonds rocheux (à l'inverse des poissons pélagiques qui vivent en pleine eau). L'Ifremer indique sur son site que : « Certaines espèces sont capables de supporter une émersion temporaire, voire de se déplacer hors de l’eau ». Rien que ça ! De plus, souvent elles n'ont pas d'écailles et sont, à la place, recouvertes d'un mucus gluant. C'est ce qui leur a valu leur élégant surnom de « baveuses ».

  Blennie cabot
Une blennie posée sur le substrat

En plongée, on peut aisément confondre les blennidés avec les gobies. Ceux-ci vivent également sur les fonds rocheux, ils se ressemblent beaucoup... mais n'ont - en fait - pas grand choses à voir. On peut essayer de différencier les blennies des gobies notamment par leur nageoire dorsale. Généralement les premières possèdent une nageoire dorsale et anale longue et continue, alors que les seconds possèdent une nageaoire dorsale fractionnée. Bon, dit comme ça c'est facile, sous l'eau, c'est une autre histoire.

Pour ce qui concerne spécifiquement notre blennie cabot, il s'agit de la plus commune et de la plus grande espèce qui fréquente les côtes bretonnes et atlantiques. C'est donc celle que l'on rencontre le plus fréquemment. Notamment parce qu'il s'agit aussi d'un poisson plutôt curieux qui, à condition d'être mesuré dans ses mouvements, n'hésite pas à s'approcher, voire à mordiller le bout des doigts du plongeur qui s'est aventuré un peu trop près de son territoire.

  Blennie cabot

Hormis ses grosses lèvres penchées vers le bas qui lui donne l'air joyeuse (comme beaucoup d'autres poissons ceci dit), cette espèce, de couleur marron, a un aspect plutôt sympatique. Les mâles possèdent deux « sourcils » verticaux au-dessus des yeux, ce sont des tentacules branchus. La blennie cabot possède également deux longues « moustaches » rigides sous le menton. On les voit très bien sur la première photo de l'article, la plus récente.

En conclusion, voici donc un poisson plutôt facile à rencontrer et à observer en Bretagne. Peut-être un peu moins facile à photographier. La blennie cabot n'est pas forcément très patiente. Et elle préfère malgré tout se méfier quand elle voit de trop près un gros appareil photo. Il faut donc y aller tout doucement pour ne pas qu'elle file se mettre à l'abri derrière une anfractuosité.

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 21:55

J'ai ramené de ma croisière-plongée en Égypte du début de l'année une première photo d'une ponte de Nudibranche. L'image a fait l'objet d'un article : Ponte de Nudibranche. L'espèce concernée devait alors être une danseuse espagnole, la ponte était de couleur rouge-orangée, mais on voyait déjà alors très bien l'aspect que cela présente : un long ruban de gélatine spiralé.

En plongeant dernièrement dans le Golfe du Morbihan, j'ai également déjà dit avoir vu beaucoup de limaces, notamment des grandes planaires rayées. Il était donc inévitable d'apercevoir rapidement des pontes. C'est chose faite depuis ma dernière sortie. La preuve en image !

Ponte de nudibranche
Ponte de Nudibranche dans le Golfe du Morbihan

Certe, le ruban est ici blanc et non rouge, mais il s'agit bien d'une ponte de Nudibranche. On distingue nettement les nombreux petits œufs contenus dans la gélatine.

Je disais aussi, dans mon précédent article sur le sujet, qu'il était souvent plus simple de voir une ponte qu'une limace. L'animal pond en effet là où il se nourrit et laisse sa future progéniture en l'état, à la vue de tous, plongeurs et prédateurs. La preuve en image encore une fois, avec cette seconde photo où l'on voit le rublanc d'un blanc éclatant, posé sur une algue foncée. Un contraste fort qui permet d'apercevoir facilement les œufs.

Ponte de nudibranche
Ponte posée sur une algue
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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 10:50

Dernière image ramenée de ma plongée dans le Golfe du Mobihan. Après la grande planaire au milieu des clavelines, après l'holothurie Lèche-doigts, un tritonia des gorgones.

Tritonia, ponte et gorgone
Un tritonia, des pontes et une gorgone

Le site sur lequel nous avons plongé dispose en effet d'une grande colonie de gorgones. Qui dit gorgone, dit Tritonia, son nudibranche prédateur. J'étais quasiment sûr de trouver le mollusque lors de cette sortie. Me voilà donc parti à la recherche d'abord des pontes, les filaments enroulés autour des branches du corail et plus faciles à trouver, puis, dans un second temps, de la limace. Ça n'a pas été long.

Tritonia des gorgonesJ'ai déjà écrit, il y a quelques mois, un article sur le même sujet : Tritonia des gorgones. Je renvoie donc à ce premier texte. Et si, malgré ces explications, certains n'arrivent toujours pas à voir le nudibranche, la réponse est dévoilée dans la vignette ci-contre.

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