6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 22:40

Suite de l'énumération des « choses » observées récemment (et difficilement à cause de la visibilité capricieuse) dans le Golfe du Morbihan. Après la grande planaire et les clavelines, un animal un peu moins « sexy », mais omniprésent en Bretagne (notamment). L'holothurie Lèche-doigts, également connu sous le pseudo peu envié et peu enviable de cornichon de mer. J'en avais déjà parlé dans mon précédent blog. Je reprends, ici, une partie de ce que j'avais pu écrire à l'époque ainsi que deux vieilles photos. 

Holothurie Lèche-doigts
Holothurie Lèche-doigts

Le lèche-doigts est un échinoderme. En cela, c'est donc un cousin des oursins et des étoiles de mer. C'est plus précisément une holothurie, la classe certainement la plus ingrate des échinoderme dans laquelle on trouve, en plus des cornichons, les concombres de mer. Tout un programme ! J'aurai l'occasion de revenir sur les concombres dans de prochains articles, aujourd'hui restons sur les lèche-doigts.

Jusqu'à ma dernière plongée, le corps de cet animal était un mystère pour moi. Il vit en général caché dans une anfractuosité. Ne sont souvent apparents que ses tentacules buccaux ramifiés arborescents, c'est-à-dire ses doigts. Mais ça, c'était avant, avant de faire cette image :

Corps du lèche-doigts et tentacules
Le corps du lèche-doigts duquel sortent les tentacules

On voit très bien, sur celle-ci, le corps de l'animal duquel sortent les tentacules buccaux et à qui il doit son nom de cornichon. Cependant, l'autre nom de lèche-doigt ne doit rien au hasard non plus. En effet, l'holothurie utilise ses tentacules pour se nourrir. Les particules en suspension dans l'eau viennent se coller aux branches ramifiées. Après quoi, un à un, lentement (c'est pour ça qu'il faut prendre le temps d'observer en plongée), le lèche-doigts ramène ses tentacules vers sa bouche pour les « lécher » et se saisir de la nourriture ainsi pêchée. C'est ce que j'ai pu immortaliser sur cette dernière photographie. On arrive à distinguer, au centre de l'image, un doigt replié vers la bouche.

Une holothurie se lèche un doigt
Une holothurie qui se lèche un doigt

Le cornichon peut également replier tout son panache dans son corps. Pour s'en rendre compte, on peut - toujours avec modération et précaution - le toucher. On voit alors les tentacules se rétracter lentement, disparaître complètement et le cornichon se fermer sur lui-même laissant la place... à un grand vide.

Ressource utile :

. la fiche consacrée aux lèche-doigts du toujours excellent site DORIS : doris.ffessm.fr

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 14:52

Avant-dernier article consacré à ma croisière-plongée en mer Rouge.

En une petite dizaine de publications, j'ai déjà évoqué les plongeurs, les comatules et les gorgonocéphales, les raies (pastenagues à points bleus en l'occurence), les vers et nudibranches ainsi que quelques poissons dont le poisson-globe masqué endémique de mer Rouge et les poissons-clowns.

Ce soir, d'autres poissons tropicaux de mer Rouge sous la forme d'une galerie de cinq photographies. Cinq images et peu de textes à lire. Cinq animaux croisés, de jour ou de nuit, au hasard des plongées de ce mois de février dernier.

Poisson Napoléon
Napoleon
 
Pterois radiata
Pterois radiata
 
Rascasse Pterois miles
Rascasse
 
Rouget-barbet jaune
Rouget-barbet jaune
 
Naso à éperons oranges
Naso à éperons oranges
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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 13:39

Le diaporama de mes plongées en mer Rouge touche à sa fin. Peut-être encore un article après celui-ci, deux maximum. En attendant voici, aujourd'hui, une photo improbable et inédite d'une crevette nettoyeuse ; Crevette observée entre les tentacules d'une anémone pendant les prises de vue des poissons clown évoqués dans le précédent post.

Crevette nettoyeuse
Crevette nettoyeuse entre les tentacules d'une anémone

 

Photo inédite car c'est la première fois que j'observais cette espèce de crustacé en plongée. J'avais déjà, notamment à Mayotte, vu et photographié des crevettes nettoyeuses barbier. Mais cette petite espèce transparente, c'était bien la première fois, en tout cas dans une telle posture, c'est-à-dire en train d'évoluer ainsi, tranquillement.

Improbable également, d'abord parce que je faillis passer à côté sans les apercevoir (merci à mes compagnons de palanquée). Puis parce que la très petite taille de l'animal m'a fait craindre de ne pouvoir arriver à le photographier avec mon matériel. Mais non, le résultat est finalement plutôt satisfaisant.

Une petite crevette nettoyeuse

Voilà pour le contexte de la prise de vue. En ce qui concerne la crevette elle-même, je vais être moins prolixe : je n'arrive pas à déterminer de quelle espèce il s'agit précisément. Pas encore en tout cas :) Les seules choses d'à peu près sûres sont qu'il s'agit d'une crevette nettoyeuse, au corps transparent avec quelques marques blanches sur le corps et rouges sur les pattes. À priori, cette espèce vivrait en association avec des anémones. Pour le reste...

Je penche pour un crustacé Urocaridella antonbruunii avec sa longue paire de pattes-mâchoires, ses yeux pédonculés, sa taille de 2 à 3 cm. À confirmer !

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 11:14

C'était inévitable ! Il est impossible de plonger en eau tropicale - à fortiori en mer Rouge - sans voir (et photographier) des poissons clown. Il était donc impossible que je n'en parle pas une nouvelle fois après ma croisière en mer Rouge.

Après deux articles consacrés à tout autre chose, je reprends la publication des quelques photos encore inédites qu'il me reste de ce voyage. Aujourd'hui avec deux images de poissons clown et d'anémones.

Poisson-clown dans son anémone
Poisson-clown à queue jaune dans son anémone

 

Poissons-clown et anémones

Je ne vais pas épiloguer plus que cela sur ces poissons tropicaux. Ils sont régulièrement l'objet d'un article sur ce blog. Je renvoie donc à mes précédents écrits. Notamment : Un grand classique des récifs coralliens, Deux poissons-clown et une anémone ou Poisson-clown vs poisson-clown.

Poissons-clowns et anémones
Poissons-clown et anémone

 

Je vais toutefois reprendre ce que j'avais pu écrire à leur sujet dans mon précédent blog, suite à mes premières plongées en mer Rouge, et illustrer ces propos avec mes vieilles images de l'époque... pour comparaison;)

Poisson clown
Poisson-clown à queue jaune

 

Les poissons-clowns appartiennent à la famille des Pomacentridae. Il s'agit d'une famille qui comprend de nombreuses espèces très présentes sur les récifs coralliens, à l'images des poissons demoiselle ou, pour ce qui nous intéresse aujourd'hui, des poissons-clown. Les Pomacentridae sont des petits poissons (quelques centimètres), de couleurs souvent vives, territoriaux, qui restent à proximité du corail qui leur sert de domicile. De ce fait, il est plutôt facile de les repérer, de les approcher, de les observer... et de les photographier (bien qu'ils bougent quand même pas mal :)

Plus spécifiquement, le poisson-clown est célèbre par son association avec les anémones. Capable de générer l'anti-poisson adéquat, il est insensible à leur piqûre et peut s'en servir comme protection, comme bouclier à l'encontre des prédateurs non immunisés. Les poissons-clown déposent donc toujours leurs œufs à proximité d'une anémone. Par contre, contrairement à la relation entre les coraux et les zooxanthelles qui est complètement symbiotique, les anémones ne semblent retirer aucun avantage à leur association avec les poissons-clown. Du coup, on ne parle pas de symbiose mais plutôt de carpose : d'une relation dont une des espèces profite sans que cela nuise à la seconde.

Poisson-clown, anémone, corail
Poisson-clown, anémone et corail
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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 21:37

Le poisson-globe masqué n'est ni le seul poisson endémique de la mer Rouge, ni le seul à être masqué. Le poisson-papillon demi-masqué est aussi un de ceux-là... même s'il n'est qu'à moitié masqué, contrairement au précédent poisson-globe.

Entièrement jaune (excepté quelques fines bandes verticales brunes), la seule autre touche de couleur apparente sur l'animal est la tâche bleue qui entoure chaque oeil (et de laquelle découle son nom).

Poisson-papillon demi-masqué
Un groupe de poissons-papillons demi-masqués

 

Un grand poisson-papillon

Le poisson papillon demi-masqué - aussi appelé poisson-papillon citron ou Chaetodon semilarvatus - est une des plus grandes espèces de Chaetodon. L'animal vit par petit groupe autour des récifs de corail car il se nourrit principalement de polypes coralliens. C'est pour cette raison qu'on le trouve facilement en plongée. Il nage là où le corail pousse facilement et rapidement, à faible profondeur, à moins de 20 mètres.

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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 10:19

Après les raies, les plongeurs, les échinodermes et les nudibranches, débute, avec cet article consacré au poisson-globe masqué, une série de textes et d'images sur les poissons rencontrés lors de ma récente croisière. Aujourd'hui à l'honneur, l'Arothron diadematus qui, en plus de sa robe caractéristique de vengeur masqué, a la particularité d'être endémique de la mer Rouge.

Poisson globe masqué
Le sommeil du poisson globe masqué

 

Le poisson-globe masqué en quelques mots

Ce poisson d'une trentaine de centimètres, de la famille des tétraodontidés, ne se distingue pas particulièrement par les teintes vives que peuvent arborer d'autres poissons tropicaux. L'animal est plutôt monochrome, tout en nuance de gris-brun. Ce qui fait son originalité, c'est cette bande sombre qu'il a en travers des yeux, tel un masque de Zorro. La même teinte foncée vient relever sa bouche et la base des nageoires.

Il est facile d'observer ce tédrodon lorsque l'on plonge en Égypte. Le poisson vit près des fonds sableux des récifs coralliens, à relativement faible profondeur, entre 5 et 20 mètres. Par contre, c'est une toute autre histoire que de le photographier. À moins de profiter, comme pour l'image ci-dessus, d'une plongée de nuit. L'animal se repose alors dans une anfractuosité du récif. Le moment idéal pour le « coincer ».

Pour mémoire, les poissons-globes se nomment ainsi car ils se gonflent d'eau face à une menace éventuelle. Ils deviennent alors gros et rond, comme un ballon. Enfin, le poisson secrète une toxine mortelle : la tétrodotoxine. Seuls quelques cuisiniers japonais experts travaillent le Fugu (nom asiatique du poisson globe) dont la chair est recherchée... au risques et périls des gastronomes.

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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 22:12

Pour clore le sujet des limaces rencontrées lors de ma croisière en mer Rouge, et pour faire suite à la précédente photo d'une ponte de nudibranche, voici trois nouvelles images : deux limaces et un ver.

Deux nudibranches de mer Rouge

 
Nudibranche bleu et blanc
Nudibranche bleu et blanc

 

Nudibranche jaune et noir
Nudibranche jaune et noir

Ver planaire

La troisième photo est donc celle d'un ver, d'une planaire pour être précis. J'avais déjà pu en photographier un spécimen à Mayotte, dans une position quelque peu acrobatique : le ver acrobate. Aujourd'hui il s'agit d'un autre genre d'acrobaties. J'ai pu immortaliser l'ondulation du ver lorsqu'il se déplace en pleine eau.

Ver planaire en pleine eau
Ver planaire en pleine eau

De nombreux animaux marins donnent l'impression de voler lorsqu'ils nagent. Il en va ainsi des grandes raies (aigles, mantas, etc.) Il en va également ainsi des petits vers et nudibranches qui nagent par ondulation de leur manteau. Dans un autre style que les raies, le spectacle n'en est pas moins gracieux, au point qu'il a donné son nom à la danseuse espagnole.

Je vous laisse apprécier. Pour ceux qui souhaitent approfondir, d'autres photos sur le site de DORIS : http://doris.ffessm.fr/

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 11:55

Ça faisait longtemps, trop sans doute. Voici donc le retour du « marronnier » (en terme journalistique, le sujet récurrent et présisible) de ce blog : les nudibranches ! Ils sont présents partout, tout autour du globe, il y en a donc également en mer Rouge. Tout comme la raie pastenague à points bleus, il était inconcevable que nous n'en observions pas durant notre croisière. Nous n'avons pas été déçus.
Pour ma part, j'espérais fortement pouvoir contempler les dandinements d'une danseuse espagnole. Ça n'a pas été le cas mais ma (petite) frustration a largement été compensée par l'observation d'une ponte de ce nudibranche, un spectacle tout aussi beau.

Ponte de nudibranche
Ponte de danseuse espagnole

La ponte des nudibranches

Première constatation : une ponte de limace de mer présente un aspect finalement tout aussi surprenant que celui du mollusque qui la pond. En fait, comme bon nombre de gastéropodes marins, les nudibranches pondent une quantité impressionnante (plusieurs millions je crois) d'œufs qui sont emmaillotés dans un long ruban de gélatine déposé en spirale. La forme de celui-ci et sa couleur sont caractéristiques de l'espèce, toutes les pontes ne sont donc pas rouge-orangé comme celle immortalisée sur la photo.

Contrairement à leurs parents, petits et pas toujours faciles à trouver, il est plus aisé de tomber sur une ponte de nudibranche. Tout d'abord parce que l'ensemble est plus grand que l'animal qui le pond. Dans certains cas c'est même très surprenant de voir la différence entre les dimensions du ruban et celles de la limace. Il est également plus simple de voir une ponte car elles sont, en général, simplement posées à l'endroit où l'animal se nourrit, à l'image de la tritonia de gorgone dont j'ai précédemment parlé. Les œufs sont ensuite laissé en l'état, à la vue de tous, sans garde, à la merci du premier plongeur mais également et surtout du moindre prédateur pour qui ils constituent un met tout à fait convenable. Mais cela ne semble pas nuire à la survie des espèces puisque cela n'a pas empêché les limaces de survivre jusqu'à aujourd'hui.

Pour clore cet article, un lien vers une page qui présente d'autres photos de pontes de danseuses espagnoles.

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 21:27

Grand classique de la destination, quand on plonge en mer Rouge la question n'est pas savoir « si » mais plutôt « combien » il va être possible d'observer des raies pastenague à point bleus. Combien par plongée ? Combien par jour ? Combien par séjour ?

J'en fait le sujet de mon article aujourd'hui parce qu'évidemment j'en ai vu quelques-unes lors de ma récente croisière en Égypte. Mais je m'en sert aussi comme prétexte à une comparaison entre des photos prises à cinq ans d'intervalle et qui illustrent parfaitement l'intérêt d'un apport de lumière en photographie sous-marine, même quand l'eau est claire et lumineuse.

Deux photos d'une raie pastenague à points bleus

La première image est la plus ancienne. Prise en 2007, elle est nette, lumineuse, contrastée... mais surtout quasiment monochromatique. Elle ne fait pas du tout ressortir la couleur jaune-brun de l'animal. Les points bleus sont plus violets qu'autre chose.

Raie pastenague à points bleus
Pastenague à points bleus

La seconde photo, prise en  2012 donc est également nette, lumineuse, contrastée. Mais l'éclair de flash a permis de coloriser l'image, de conserver les nuances naturelles de la scène (jaune, brun et bleu).

Raie pastenague à points bleus
Une raie prête au « décollage »

La conclusion est sans appel : toujours avoir de la lumière en plongée... même quand il y en a déjà ! C'est tellement plus joli...

Quelques mots sur la partenague à points bleus

Tout d'abord l'animal possède plusieurs patronymes : raie pastenague à points bleus mais aussi pastenague queue à ruban ou Taeniura lymma pour les scientifiques. C'est un poisson - cartilagineux - de taille raisonnable, voire petite, puisqu'il atteint, au maximum, 70 à 90 cm de long pour un diamètre de 30 à 35 cm. Sa queue est munie de deux aiguillons pouvant infliger des piqûres douloureuses et diffuser un venin mortel. Cependant l'animal n'est pas agressif et, à moins d'une très très grosse maladresse, les risques sont nuls. Il est facile de l'approcher, de l'observer, de le photographier. Au pire, si la raie en a marre, elle décolle et « vole » se poser plus loin.

Raie pastenague à points bleus
Raie pastenague à points bleus

La pastenague  se rencontre à proximité des récifs coralliens. Mais, contrairement à d'autres espèces, elle ne s'enfouit que rarement dans le sable. Elle est, le plus souvent, posée sur le fond, à peine camouflée, au pire, à l'abri dans un renfoncement de corail.

Une chose enfin que j'ai lu à plusieurs reprises au moment de me documenter pour la rédaction de cet article. Cette espèce de raie est commune mais néanmoins menacée par la pêche côtière intensive, la déterioration des récifs et l'intérêt qu'elle suscite auprès des aquariophiles.

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 11:24

Par deux foix auparavant, je consacrais quelques lignes aux étranges échinodermes que sont les comatules. Deux évocations toutefois incomplètes, surtout quant à leurs illustrations. Mes précédentes photos ne montraient pas nécessairement tous les aspects de l'animal.

En complément des articles Comatules et crinoïdes et une comatule, voici donc de nouvelles images prises lors d'une plongée nocturne (ça aide, l'animal est actif surtout la nuit :) ) au cours de ma récente croisière en mer Rouge.

Ce que mes précédentes photos ne montraient pas des comatules

Ce que je n'avais pas réussi à montrer jusqu'à aujourd'hui, c'est l'animal avec ses bras entièrement déployés. C'est chose faite.

Comatule
Comatule

Un beau spectacle qui amène deux remarques.
L'image permet de bien prendre conscience de la disproportion d'une comatule. Son corps - le calice - se réduit à un simple cône calcifié de 10 mm de diamètre. Celui-ci est quasiment invisible puisque masqué par les bras qui en partent et qui sont beaucoup plus grands (plusieurs centimètres).
Elle illustre bien également l'aspect plumeux des bras qui servent à la comatule à chasser. Les « plumes » facilitent la filtration et la capture des micro-organismes en suspension dans l'eau. On parle d'un animal « suspensivore ». À noter que ces bras sont fragiles, ils peuvent se briser facilement mais ont la capacité de se régénérer rapidement.

Ce que je n'avais pas non plus réussi à montrer : les pieds de l'animal, les cirres. C'est également chose faite.

Comatule
Comatule aux bras repliés et cirres apparents

Rappel : du calice partent d'un côté (vers le haut) les bras, de l'autre (vers le bas), les cirres : des membres courts (moins de 25 mm) et articulés. Ces pieds permettent à la comatule de s'accrocher solidement au substrat, voire de se déplacer par reptation (les bras pouvant aussi intervenir dans les déplacements).

Voilà pour les comatules. Se reporter aux articles pré-cités pour d'autres informations.

Un gorgonocéphale

Mais cette plongée de nuit en Égypte n'a pas permis que l'observation de comatules. Apparentés à elles, il y avait également des gorgonocéphales (« tête de gorgone » ou « tête de méduse »).

Les similitudes sont proches entre les deux animaux. Ce sont des échinodermes (cependant les comatules appartiennent à la classe des crinoïdes alors que les gorgonocéphales appartiennent à celle des ophiuroïdes). Ils ont de grands bras mobiles et ramifiés, sont suspensivores et ont une activité plutôt nocturne.

Visulement, les différences sont plus marquées. Les gorgonocéphales sont tout d'abord plus grands que les comatules. Et surtout les bras n'ont pas du tout la même apparence. Plumeux dans un cas, ils sont serpentiformes dans l'autre. Chaque ramification filiforme d'un gorgonocéphale peut s'enrouler sur elle-même. Quand l'animal est complètement replié, il se présente comme une espèce de pelote emmêlée et pleine de boucles.

Mais ce n'est pas comme cela que j'ai photographié l'animal. C'est complètement déplié, totalement ouvert, en pleine « chasse ».

Gorgonocéphale
Gorgonocéphale

Pour avoir une idée de ce à quoi ressemble un gorgonocéphale replié, de nombreuses photos sont disponibles sur le site DORIS. Celle-ci notamment, d'un Astrospartus mediterraneus.

Comme les comatules, le gorgonocéphale est sensible à la lumière et à tout dérangement. Je savoure donc, modestement mais avec un plaisir non dissimulé, ces deux images prises avant que chaque animal ne commence à se refermer.

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