18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 12:31

Est-ce parce que les fêtes de fin d'année sont dans quelques jours seulement ?
Est-ce un rapprochement d'idées hasardeux, inspiré par les prochains gueuletons qui salueront, comme il se doit, Noël et l'année 2012 ?
Je ne sais pas. Je ne pense pas. C'est plus certainement une inspiration due à des photos, non encore publiées, que j'ai sur le sujet. Quoi qu'il en soit, pour ce 200e article, les  crustacés sont à l'honneur. Une nouvelle fois, je reprends un vieil article que j'actualise et que je complète avec des images prises cet automne. Il s'agit d'une petite synthèse des principales choses à savoir sur ces animaux.

Homard bleu de Bretagne
Homard bleu de Bretagne

Les crustacés

Comme 80% des animaux, marins ou non, les crustacés appartiennent à l'embranchement des arthropodes : les animaux à pattes articulés. Autre évidence, ils possèdent un squelette extérieur ! Et respirent à l'aide de branchies.

Tourteau
Raging « tourteau » Bull


Lors de leur développement, les crustacés muent. L'ancienne carapace devient molle. Elle absorbe de l'eau, ce qui en augmente le volume et permet la sécrétion de la nouvelle carapace. Curiosité de la nature : lors de cette mue, il y a possibilité de regénération d'un membre manquant !

 Une étrille
Une étrille


Les crustacés possèdent une tête, un thorax, un abdomen et sont symétriques.

Deux grands groupes de crustacés

À part ces quelques premières évidences, les crustacés forment un groupe très, très, très... complexe qui compte des dizaines de milliers d'espèces différentes. Pour en simplifier l'approche, on va distinguer les malocostracés et les entomostracés.

N.b : la classification des espèces vivantes n'est pas quelque chose de figée. Elle est, au contraire, constamment sujette à débat entre scientifiques. La distinction entre malocostracés et entomostracés semble un peu désuette aujourd'hui. Néanmoins, je la reprends dans le cadre de cette article car elle me semble assez simple à comprendre et permet de bien poser les choses pour une première approche.

Tourteau
Tourteau

La sous-classe des malocostracés (dits crustacés supérieurs) est la plus importante. On y retrouve les crabes, crevettes, homards et autres espèces généralement de grande taille. Les plus connus des malocostracés sont les décapodes : les crustacés à 5 paires de pattes, ceux cités juste avant, mais également les galathées, les écrevisses, les langoustes, les bernard l'ermites, etc.
Les décapodes ont la tête et la région thoracique soudées en une masse commune : le céphalothorax. Celle-ci est couverte d'une carapace solide. C'est typiquement la partie de la crevette que l'on enlève avant de manger la chaire. Il y a encore des sous-divisions en fonction de la longueur de l'abdomen. Long comme chez le homard ou court comme chez le tourteau par exemple.

Bernard l'Ermite
Bernard l'Ermite

À l'opoosé les entomostracés sont les crustacés inférieurs. On y trouve les cirripèdes. Si leur larve ressemble à un crustacé « tout ce qu'il y a de plus normal », celle-ci subit d'importantes métamorphoses lorsqu'elle se fixe sur des roches. Les antennes, les pattes... tout se modifie et, dès lors, l'animal devient définitivement sédentaire. Parmi les cirripèdes, on trouve les pousse-pieds et les balanes par exemple.
Les copépodes sont aussi des entomostracés. Ce sont de tout petits crustacés qui constituent la plus grande partie du zooplancton (on les trouve également sur les fonds des océans, voire même dans les sédiments). Ce sont les organismes pluricellulaires les plus abondant de la planète. Comme quoi ! Un site pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur ces animaux microscopiques : http://www.obs-vlfr.fr/~gaspari/copepodes/cop_doc.htm

Voilà pour ce premier développement à propos des crustacés. En attendant le prochain article, bonnes fêtes à tout ceux qui me font l'honneur de me lire.

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 12:43

Ça a du bon de mettre, de temps en temps, le nez dans ses archives photographiques. Ça permet de remettre la main sur des images qui, à l'époque de leur prise de vue, furent mises de côté, oubliées, écartées pour quelque raison aujourd'hui mystérieuse. Accessoirement ça permet aussi de se souvenir (un peu), au-delà de toute nostalgie.

Parmi ces miraculées de la seconde chance, cette photo d'une comatule, réalisée lors d'une plongée de nuit dans le lagon de Mayotte. 

Comatule jaune
Comatule jaune

La comatule, un animal surprenant, comme c'est souvent le cas lorsque l'on compare le monde vivant « aérien »  à la faune et à la flore sous-marine. Car, contre toute attente, c'est bien d'un animal qu'il s'agit, d'une branche cousine des oursins et des étoiles de mer notamment.

J'ai - jusqu'à présent - fait peu de photo de comatules. L'une des premières, malgré qu'elle ne fut pas une réussite, fit l'objet d'un précédent article : Comatules et crinoïdes. L'image présentée aujourd'hui est plus intéressante d'un point de vue technique. Mais, comme la précédente, elle ne laisse que peu apercevoir ce qu'est réellement une comatule.

En quelques mots, une comatule c'est : des bras plumeux, un tout petit corps conique et des « pieds » appelés des cirres.

Des bras plumeux

Animal benthique et sédentaire, la comatule utilise ses bras articulés comme autant de filets pour « chasser » les micro-organismes et particules organiques qui flottent en suspension dans l'eau. C'est pour assurer efficacement cette fonction de filtration que les bras sont aussi longs et nombreux (constituant l'essentiel de l'animal) et qu'il ont cet aspect plumeux.

Sur la photo ci-dessus, l'animal commençait à être agacé de ma présence. C'est pour cela que ses bras ne sont pas complètement déployés en pleine eau. L'animal est dans une attitude de repli sur soi, pour se protéger.

Un corps conique et des cirres

Le corps de l'animal est, pour sa part, réduit à sa plus simple expression : un petit cône calcifié d'où partent les bras et sur lequel se trouvent quand même une bouche et un anus.

Plus intéressants, mais rarement visibles quand l'animal est accroché au substrat (ou à une branche de corail comme sur la première photo), les cirres. Ceux-ci, comme les bras, partent du corps... mais dans la direction opposée :) Ils sont beaucoup plus petits que les bras et servent à l'animal à s'accrocher solidement. Plus rarement à se déplacer sur le fond.

En agitant ses bras, la comatule peut se mouvoir en nageant. Pour ma part je n'en ai pas encore vu. Heureusement, d'autres si. D'autres qui ont même publié des vidéos de la scène, dont celle-ci : danse de la comatule, qui permet de bien se rendre compte de ce que sont les cirres. Et de constater aussi que tous les animaux marins ne sont pas forcément fait pour la nage !

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 23:12

La Catis, décidement un des plus beaux sites du nord de la Bretagne (à mon humble avis) !
Déjà en 2007, une plongée sur cette tête de roche avait été à l'origine de plusieurs photos et d'un article sur ces poissons aux teintes vives, presques tropicales, que sont les coquettes. Quatre ans après, re-plongée sur ce même spot, re-photos (mais d'une qualité nettement meilleure) de coquettes. C'est pourquoi je reprends donc - et actualise - aujourd'hui ce vieil article consacré à une espèce finalement spectaculaire de la faune aquatique bretonne.

Coquette mâle
Coquette mâle

Les coquettes, un couple de poissons colorés

(sous-titre : un couple de poissons non tropicaux dont le mâle est très coloré).
Les coquettes appartiennent à la famille plus large des labridés ; Famille à laquelle appartiennent également, entre autres, les vieilles.

Labridés (labridae) : « une grande famille de poissons compant 500 espèces environ. Ils vivent près des côtes rocheuses, dans les herbiers (Méditerranée) ou les algues (Atlantique) » (Source wikidive.com)

Coquette mâle
Coquette mâle


Comme il est écrit dans les dictionnaires, le « dimorphisme sexuel » est très marqué chez les coquettes. C'est à dire que le mâle et la femelle sont très différents.

Un mâle aux couleurs éclatantes

Comme le montre les photos, les mâles ont une tête bleue avec des bandes de même couleur sur les flancs. Le corps est orange jusqu'à la nageoire caudale dont l'extrémité est également bleue. Ces couleurs sont d'autant plus éclatantes pendant la période de reproduction.

À l'inverse, les femelles (ainsi que les jeunes) sont seulement oranges. Ce n'est pas très flagrant, mais il est possible d'entre-apercevoir, sur le bord droit de la photo ci-dessous, presque en son milieu, une coquette femelle. La seule « excentricité » de celles-ci est d'avoir des tâches foncées sur l'arrière du dos.

Couple de coquettes
Un couple de coquettes


Les coquettes sont surnommées les petites vieilles en référence à l'espèce cousine plus grande. Ces poissons peuvent vivre une vingtaine d'années et se nourrissent de crustacés et de mollusques. Voilà donc ce que l'on peut dire, en quelques mots, sur cette espèce commune mais éclatante des eaux bretonnes.

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 20:06

Continuons d'avancer dans les eaux bretonnes. Après la seiche, un autre animal, un poisson, un requin même : la roussette. Le prétexte ? Cette photo d'un squale pris la main dans le sac, ou plutôt « la tête dans les roches ». Peut-être une poussée de timidité ?

Roussette
Une roussette... timide

Souvent, en journée, la roussette ne laisse apercevoir que le bout de son museau. Il arrive néanmoins d'en trouver qui sont tranquillement posées sur le fond, visibles par tous. Celle de la photo, c'est tout l'inverse. Elle se cache. Mais, pour se faire, elle se contente d'enfouir la tête dans une anfractuosité, du style : « si je ne te vois pas, tu ne me vois pas ».

La roussette, un poisson cartilagineux

La roussette, comme tous les requins et les raies, est un poisson cartilagineux (un chondrichthyen en latin). C'est un petit squale - 40 à 80 cm - de forme particulièrement hydrodynamique ; Bref, un tube :-p

Il s'agit d'un squale côtier qui vit sur les fonds. Active la nuit, la roussette se repose en journée. Du coup, il est relativement facile l'approcher d'assez près. D'autant que l'animal est tout à fait inoffensif pour l'homme.

Roussette (squale)
Une roussette

Il est assez aisé de l'approcher, encore faut-il la trouver. Il faut pour cela bien ouvrir les yeux. Comme on peut le voir sur la photo, la roussette porte une « tenue de camouflage » : brun-beige avec des tâches plus ou moins foncées et plus ou moins grandes. Elle peut donc se confondre facilement avec le fond.

Rousette ou saumonette ?

Ni l'un, ni l'autre ou plutôt les deux à la fois. La saumonette n'est qu'une invention marketing. En effet, la roussette est comestible. Mais, pour ne pas trahir, son origine « requinesque », elle est vendue sous le nom plus consensuel, plus rassurant, de saumonette.

À noter qu'il existe également une variété plus grande de la rousette (c'est même peut-être pour cela qu'elle se nomme Grande Roussette :-D ). Par contre, sauf erreur, elle n'est pas présente dans les eaux bretonnes.

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 13:34

Après un dernier article sur Mayotte, il y a quelques jours, devait forcément arriver le premier article sur la Bretagne. Le voici ! La seule question en suspend était de savoir si je reprendrais le fil de mon premier blog (consacré à la plongée en Bretagne) ou si je continuerais sur celui-ci, initialement consacré à l'île de Mayotte. Après réflexion, j'ai décidé de continuer sur la lancée de celui-ci. Tâche ardue puisque - outre quelques aménagements - il va surtout me falloir être convaincant pour montrer que la plongée en Bretagne peut être aussi belle que dans l'océan Indien. Si, si :)
Je vais donc, petit à petit, « déconstruire » mon premier blog et reprendre mes articles initiaux pour les compléter par de nouvelles photos, les développer, les approfondir, etc.

Ainsi donc, après quelques plongées en Bretagne durant l'été et l'automne, tant au Nord qu'au Sud, j'ai ramené une première série de photos. Dont certaines images de seiches, sujet de l'article de ce soir. Pourquoi commencer par la seiche ? Parce que, comme j'ai déjà pu le dire auparavant, c'est un animal que je trouve fascinant. Pour plusieurs raisons, ses yeux en forme de « w » en étant une des principales. Des yeux qui lui permettent d'avoir une très bonne vue, y compris dans l'obscurité, mais qui ne lui permettent toutefois pas de distinguer les couleurs.

 

Une seiche
Une seiche en position défensive

L'encre de la seiche, également appelée sépia

C'est ce liquide noir qui a donné son nom à la couleur Sépia (parce qu'il rentrait dans sa composition) et non l'inverse. D'où le nom également de l'ordre auquel appartient la seiche : l'ordre des Sepiida. Cette encre est, avec l'homochromie, la seule arme défensive de l'animal.  Elle inhibe deux des sens d'un agresseur : la vue (il fait tout noir) et l'odorat (ça ne sent plus rien). De cette façon, le mollusque peux prendre la fuite et se mettre en sécurité.

 

L'œil d'une seiche
L'œil de seiche

L'homochromie

Il s'agit de la capacité, pour un individu, à prendre la couleur de l'environnement dans lequel il se trouve et, ainsi, se fondre avec lui. Même si ce n'est pas drôle pour l'animal - puisque c'est un signe de stress - cela reste spectaculaire de voir comment, en un instant à peine, une seiche modifie les couleurs et les « dessins » de sa robe. À peine le temps d'un claquement de doigts pour passer de tons clairs (très clairs) à des tons foncés (très foncés) et inversement, pour se parer de rayures, de tâches ou de points. Cette capacité est due à des cellules spéciales appelées chromatophores que la seiche possède en grande quantité.

L'os de seiche

Tout d'abord, préciser qu'il s'agit non pas d'un squelette mais bien d'une coquille, d'une coquille interne. Celle-ci est remplie d'air et assure une fonction de flotteur. Elle permet à l'animal de se stabiliser à toutes les profondeurs sans avoir à nager.

La flottabilité étant assuré par l'os, comment se déplace une seiche ?
Ça dépend :) Ça dépend si elle veut aller vite ou pas.
Pour aller vite, elle se propulse par réaction, en expulsant de l'eau préalablement aspirée par un orifice appelé l'entonnoir.  À contrario, elle se déplace lentement par ondulation de la membrane souple qui entoure son corps.

 

Une seiche

La seiche est un mollusque

Plus exactement, la seiche est un mollusque marin céphalopode décapode !

Mollusque = animal mou

Céphalopode = animal étrange (et fascinant) qui possède la particularité d'avoir ses pieds (podes) greffés sur sa tête (céphale). Autre céphalopode connu, la pieuvre. Les céphalopodes sont les mollusques les plus évolués. Leurs pieds se sont transformés en tentacules munis de ventouses.

Décapode = dix pieds (maintenant des tentacules). Les pieuvres, qui possèdent huit tentacules, sont des octopodes. Les seiches (et les calmars par exemple) en possèdent dix. Ces tentacules sont munis de ventouses pour maintenir les proies. Deux d'entre eux sont plus grands que les autres pour attraper les proies.

 

Seiche
Une seiche


À 3, 4 ans d'intervalle, toujours le même plaisir renouvelé de rencontrer une seiche en plongée, de croiser cet animal toujours aussi fascinants. Grâce à son œil, à sa façon de se déplacer en ondulant son espèce de collerette, à sa rapidité à se métamorphoser pour se fondre dans le décor, etc.

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 11:55

Un autre challenge que je m'étais fixé avant de partir de Mayotte : réussir une photo à peu près correcte d'un poisson-épervier !

Iils sont les « guetteurs » du récifs. Perchés sur les fleurs des coraux branchus, on les aperçoit très facilement dès les premiers mètres de profondeur. Mais - jusqu'à présent - le temps de m'approcher, de faire mon cadrage et mes réglages, le poisson était en général retourné se cacher dans les branches du corail.

Il était cependant inconcevable que je ne puisse pas en ramener quelques clichés après en avoir vu autant. Et quelques plongées plus tard, voici le résultat :

 
Poisson épervier strié
Poisson épervier strié


Ce n'est pas forcément la photo la plus réussie que je présente aujourd'hui. À cause du déménagement, je ne disposais plus de tout mon matériel au moment de cette prise de vue. Ce qui explique qu'il n'y ait pas d'autre lumière que celle ambiante, pas exceptionnelle ce jour-là. Et, toujours pour cause de déménagement, les autres photos sont encore en transit, je ne les ai pas encore récupérées. Ça sera pour plus tard.

J'ai néanmoins décidé de présenter cette image car l'espèce photographiée est - je trouve - intéressante. Il s'agit d'un Épervier strié, également appelé poisson-épervier à arcade ou à tempe annelée. L'élément peut-être le plus remarquable de l'animal étant justement cet anneau elliptique tricolore à l'arrière de l'œil.

Autres points remarquables et distinctifs de l'espèce : la bande blanche sur les flancs et les trois stries orangées sur le bas de l'opercule.

Ce poisson, qui se déplace de tête de corail en tête de corail, chasse à l'affût le jour (d'où son nom d'épervier ou de faucon) et se cache dans les branches corallienne la nuit. Un lien pour approfondir le sujet : http://doris.ffessm.fr/fiche2.asp?fiche_numero=1171

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 09:42

Pas besoin de plonger profond pour observer de belles choses sous l'eau. Il suffit parfois de - simplement - bien ouvrir les yeux. Et avec un peu de chance on peut tomber sur un groupe de Platax à longues nageoires juvéniles.

 
Platax à longues nageoires juvéniles
Deux platax à longues nageoires juvéniles


Il existe plusieurs espèces de Platax. La plus spectaculaire est certainement celle « à longues nageoires » (ou à grandes ailes). Particulièrement chez les juvéniles dont les nageoires anale, dorsale et pelviennes sont hyper-dimensionnées par rapport au corps de l'animal. Ils sont donc beaucoup plus hauts que longs et apparaissent très disproportionnés. Cette caractéristique est renforcée par leur « platitude » excessive.

Beau spectacle donc que cette rencontre, d'autant plus que le platax à longues nageoires est un poisson curieux. Il n'hésite pas à s'approcher des plongeurs ou à se laisser approcher (en douceur). Ce qui permet une observation attentive, minutieuse et des prises de vue sympathiques, comme ce repas des juvéniles.

 
Le repas des platax juvéniles
Le repas des juvéniles


Avec un peu de chance, on peut même tomber sur un poisson facécieux qui, par un savant retournement de situation, veut nous donner l'impression que, grâce à sa nageaoire, il patine sur l'eau.

 
Platax à longues nageoires juvéniles
Platax à longues nageoires

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 18:38

Une photo inédite d'une holothurie ananas (ou Concombre de mer épineux).

Inédite non pas par son sujet. L'holothurie ananas est, à Mayotte comme dans beaucoup d'endroits, assez fréquente. Mais inédite par la situation.
Au sujet des holoturies, nous avons - moi en tout cas - l'image de « boudins » vivant et se déplaçant en rampant sur le substrat (sable, fond dur, herbier, etc.) Des animaux finalement assez peu souples et qui, bien au contraire, se rigidifient quand on les titille un peu.
Ici, non ! À l'inverse de toutes les(mes) idées reçues, l'animal exécute l'ascension d'une « assiette de corail » en faisant preuve d'une souplesse extrême que je ne pensais pas possible chez ces échinodermes.

 
Holothurie ananas
Holothurie ananas


Quelques mots sur les holothurie ananas, une espèce typique et facilement reconnaissable.
Chaque animal possède, en effet, des papilles dorsales ramifiées, épaisses et pointues. Il s'agit, en outre, d'une espèce de grandes holothuries. Les plus grands individus atteignent plusieurs dizaines de centimètres pour un diamètre de 10 - 15 cm que les papilles épaisses rendent d'autant plus « respectable ».

Quelques mots enfin sur les holothuries en général.
Ce sont des détritivores. C'est-à-dire qu'elles prélèvent les particules organiques du sédiment qu'elles ingèrent. En rejetant ensuite ce sédiment nettoyé, elles forment de longs chapelets facilement repérables en plongée.
Elles sont capables (beaucoup d'espèces en tout cas), pour se défendre, d'expulser de longs filaments blancs et collants : des tubes de Cuvier.
Enfin, contre toute attente et malgré une apparence « ingrate », elles sont consommées en très très grande quantité, particulièrement en Asie. À tel point que cette surexploitation irraisonnée rend, en plusieurs points du globe, les populations vulnérables et en fait une ressource menacée.

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 19:45

Le poisson cocher - ou Héniochus acuminatus de son nom scientifique - est triplement intéressant.

Tout d'abord, il est remarquable par son aspect. Par son corps parcouru verticalement de larges bandes blanches et noires, par ses deux nageoires (dorsale et caudale) jaunes et, surtout, par le long et spectaculaire filament qui prolonge sa nageoire dorsale et flotte derrière lui, comme le fouet du cocher. D'où le nom populaire donné à ce poisson.

À noter qu'il n'est pas le seul à posséder cette particularité. En la matière, le Zancle est, lui aussi, fort bien équipé.

 
Deux poissons-Cochers
Un couple de poissons cocher


Le poisson cocher est sympathique également car il n'est pas très farouche. On peut l'approcher facilement en plongée. Ça facilite d'autant les prises de vue :)
Et, enfin, comme il se déplace fréquemment en couple (la preuve sur cette prédédente photo sous-marin du lagon), ça ouvre des perspectives. Ça donne de nouvelles idées pour (essayer de) prendre des photos. À l'image de vue simultanée « de face, de profil ».

 
Poisson Cocher, de face, de profil
Poisson cocher de face et de profil


Trois bonnes raisons donc pour faire du poisson cocher un sujet d'explo et de photos sous-marines.

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 18:30

Pour ce début de week-end, un petit moment de calme, histoire de respirer et de souffler un peu. Une lente déambulation, sous-marine, bien entendu, mais pas de moi (pour une fois). Ma seule contribution à ces instants n'a consisté qu'à observer la progression de ce ver planaire porcelaine

 
Ver planaire porcelaine
Ver planaire porcelaine


Un spectacle simple qui soulève, pourtant, quelques questions.
Qu'est-ce qu'un animal aussi... plat ! Aussi « simple », peut voir, sentir, ressentir ? Que perçoit-il de son environnement ? Est-ce que les 2 « cornes » que l'on peut distinguer sont ses seuls organes sensoriels ?

 
Planaire porcelaine


Mystère !
Un de plus, qui rend la plongée et la découverte du monde sous-marin encore et toujours autant passionnante.

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