3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 21:15

De part l'effet d'entonnoir que produit le canal du Mozambique, l'île de Mayotte - au milieu de ce canal - connaît des marées plus marquées que d'autres îles de l'océan Indien. Le marnage (la différence entre marée haute et marée basse) peut y être de 4 m.
Ce n'est pas tous les jours, mais quand ce phénomène de très grande marée se produit, il ne reste que quelques centimètres d'eau sur la barrière récifale.

 
Bateaux échoués sur la barrière récifale
La barrière récifale à découvert... ou presque


Les coraux ont alors la tête hors de l'eau et les animaux en tout genre se réfugient dans les quelques flaques qui restent en attendant que l'eau revienne. Un moment de grand stress pour le récif et ses habitants, mais également un moment propice - particulièrement pour ceux qui ne plongent pas - à la découverte de la vie de ce milieu riche et particulier.

Une randonnée - encadrée par des biologistes - d'environ 90 minutes de laquelle j'ai ramené ces quelques images.

 
Murène tâchetée
Une murène tâchetée

 
Poulpe
Un poulpe... qui fait tout son possible pour garder la tête dans l'eau

 
Étoile de mer coussin
Une étoile de mer coussin

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 19:06

J'ai déjà vu des raies pastenagues, de différentes espèces.
J'ai déjà croisé (et nager avec) des raies manta.
Dans d'autres eaux et sur d'autres sites, j'ai rencontré d'autres raies, comme les raies torpilles.
Il en manquait quand même au moins une à cette énumération : la raie Aigle ou Aigle de mer.

C'est chose faite depuis ce week-end. De la même façon que les précédentes plongées avaient été favorables à la rencontre et à l'observation du poulpe, les sorties de ce week-end ont été favorable à la rencontre de raies Aigles. Deux en l'occurence, une par plongée. Mais c'est déjà largement satisfaisant.

 
Raie Aigle
Raie Aigle


La raie Aigle, qui comme toutes les raies (et les requins) est un poisson cartilagineux, est facilement identifiable par :

. ses nageaoires pectorales triangulaires très développées,

. son rostre (unique chez les raies ?),

. sa queue (parfois très) très longue et fine,

. les tâches blanches qui parsèment sa face supérieure.

 
Raie Aigle
Aigle de mer

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 15:46

Comme cela arrive régulièrement de temps en temps, voici une petite série de photos (récentes) qui - malgré les qualités que je leur accorde - n'ont pas trouvé place dans mes derniers billets.
Toutes ont été prises dans les eaux du lagon de  Mayotte, de jour et de nuit. Dans l'ordre : un poisson-feuille jaune, une rascasse barbue, un Bernard-l'Hermite, un poisson-clown (avec son anémone) et trois platax.

 
Poisson-feuille jaune
Poisson-feuille jaune

 
Rascasse barbue ou Poisson-scorpion
Poisson-scorpion

 
Bernard l'Hermite
Bernard l'Hermite

 
Poisson-clown dans son anémone
Poisson-clown

 
3 Platax
Trois platax

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 19:08

Un poisson porc-épic à épines courtes pour être exact. Déniché à l'ombre d'une « assiette » d'acropores alors qu'il essayait - malgré sa taille conséquente - de passer inaperçu parmi les anfractuosités de la barrière de corail du lagon.

Ce n'est pas le premier billet que j'écris sur ce poisson, ou sur un poisson porc-épic d'une autre espèce. Mais c'est de loin le meilleur portrait que j'ai pu en réaliser lors d'une plongée. Je ne sais pas si celui-ci était moins farouche que les autres ou s'il a cru s'être fait piégé dans sa cachette de corail ? En tout cas il ne bougeait pas et n'a pas cherché à fuir pendant la (petite) séance de prise de vues.

 
Poisson Porc-épic à épines courtes
Poisson Porc-épic à épines courtes

 

Ce poisson tropical, de la famille des Diodons, est reconnaissable à son corps massif jaune à rayures marrons, à ses yeux globuleux et à sa bouche robuste.

Cousin direct des poissons-globes, les poissons porcs-épics se gonflent également d'eau. La différence, c'est que certaines de leurs écailles se sont modifiées pour devenir des épines, courtes pour l'espèce qui nous intéresse aujourd'hui. Ainsi, lorsqu'il se gonfle, le poisson-globe ressemble à un ballon, le poisson-porc-épic à un oursin.

Autre ressemblance, leurs dents soudées qui forment un bec robuste. D'autant plus impressionnant que celui-ci est rarement complètement fermé, et qu'il forme - toujours dans le cas présent - une ouverture rectangulaire béante. Ce bec leur permet de se nourrir d'échinodermes, de crustacés et de mollusques.

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 15:32

La série est assez rare (en ce qui me concerne en tout cas) pour faire l'objet d'un billet de nouveau consacré au poulpe, un des habitués du récifs corallien, mais pas toujours évident à trouver et à voir.

Dernièrement donc, coup sur coup, j'ai fait deux plongées qui m'ont permis d'observer d'assez près, assez bien et assez longtemps un de ces mollusques gastéropodes. Observations desquelles j'ai - bien entendu - ramené quelques clichés. Dont les deux qui suivent.

 
Poulpe
Un poulpe... blanc


Ce que j'apprécie dans ce premier cliché, c'est qu'il illustre bien le pouvoir de mimétisme, d'homochromie, de ces octopodes, rois de l'illusion et du camouflage. On devine l'animal qui vient de brusquement modifier sa coloration pour se fondre avec le substrat sur lequel il se trouve et ainsi passer inaperçu. Mais trop tard !

Cette faculté à changer de couleur (appelée « mimèse ») est due à des chromatophores, des cellules cutanées spécialisées. On peut les comparer aux pixels d'un écran. C'est en les dilatant et en les contractant - en fonction de son environnement et / ou de son humeur - que le poulpe parvient à maîtriser sa coloration.

 
Poulpe
Gros plan !


Ce que j'apprécie dans cette seconde photo, c'est le cadrage en gros plan. Un cadrage (un peu chanceux car le poulpe est plutôt véloce) qui met en valeur deux spécificités de l'animal :

. Un siphon. C'est avec cet organe que le poulpe peut se propusler rapidement en pleine eau, en refoulant brusquement l'eau de mer de son manteau (sa « tête ») ;

. La pupille horizontale, caractéristique des yeux de ces mollusques.

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 16:23

Il faut croire que c'est dans l'air du temps.
Il y a à peine un mois, je faisais un billet sur l'Acanthaster planci plus communément appelée « étoile de mer épineuse ». J'avais pu en voir beaucoup dans le Nord de l'île et je concluais par cette pensée pleine d'espoir : « pour l'instant, ces prédateurs ont l'air de rester sur cette petite zone géographique du nord. À suivre... »

Et bien, la suite ne s'est pas faite attendre. Lu dans la presse, le 14 janvier :

« Un arrêté a ainsi été pris par le préfet de Mayotte pour le ramassage de l'étoile de mer Acanthaster [...] au niveau de la passe en S. [...] Aussi le Parc naturel marin a-t-il coordonné en urgence [...] l'organisation d’une opération de collecte [...] »

Source : Malango Actualité
http://www.malango-mayotte.fr/actu/mayotte__un_destructeur_de_coraux_dans_les_eaux_mahoraises-7160.htm

Une dernière précision pour clore cette série de deux billets. La présence de l'Acanthaster est évidemment naturelle dans un récif corallien. Un prédateur va là où il trouve à se nourrir. Il est admis qu'elle devient réellement dévastatrice quand sa concentration dépasse le nombre de 15 individus par hectare. Le raisons de ces périodes d'explosion démographique ne sont pas bien connus. Ils peuvent être le résultat de phénomènes naturels... ou pas. Dans tous les cas une intervention humaine est nécessaire.

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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 15:33

Je l'ai déjà dit. C'est un peu le marronnier de ce blog, le sujet récurrent, celui qui revient régulièrement à la une : les tortues marines.

D'un autre coté, difficile de faire autrement. D'une part parce que ces tortues sont un des atouts majeurs du lagon de Mayotte : elles sont à peu près partout, tout le temps, visibles en plongée bouteille ou en apnée, en pleine eau, posées sur le fond ou nageant sur la barrière de corail. D'autre part, il est difficile d'en être blasé tellement les rencontres sont, à chaque fois des moments beaux... tout simplement.

Voici donc trois photographies d'une récente rencontre avec deux de ces reptiles amphibiens. Inévitablement accompagnés de poissons rémora (de taille, ma foi, respectable :) ).

 
Tortue marine et rémora

 
Deux tortues marines et rémora

 
Tortue marine verte
Ouf ! Collision évitée de justesse

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 19:27

On l'appelle « crocodile », ce poisson, à cause d'une certaine ressemblance avec le saurien carnivore du même nom. Le bon sens populaire l'a appelé « crocodile » mais, en fait, son nom de baptême est Platycéphale.
Tête plate ? Pas besoin de cherche pourquoi. C'est même particulièrement flagrant, sur cette précédente photo (visible en cliquant sur le lien suivant), que sa tête est extrêmement plate.

 
Poisson-crocodile
Poisson-crocodile ou Platycéphale


Hormis cette « platitude » marquée (ainsi que son énorme bouche et ses deux yeux globuleux posés sur le haut de la tête), une autre caractéristique de ce poisson tropical est sa couleur brun-marbré. Une robe, comme souvent, faite pour le camouflage. Et, heureusement pour lui, malheureusement pour moi (et ses proies qu'il chasse à l'affût) ça marche du tonnerre.

 
Poisson-crocodile
Poisson-crocodile ou Platycéphale


Que ce soit sur fond de sable blanc ou dissimulé dans les recoins du récif, le platycéphale sait très bien se faire discret. Il faut donc d'abord savoir le dénicher. Mais les problèmes ne s'arrêtent pas là. Le prendre en photo est une 2e gageure. Comment éclairer et faire ressortir un animal qui fait corps avec le fond, qui se confond avec lui, grâce à sa couleur et grâce à sa forme qui ne laisse place à aucun relief ? Bonne question à laquelle je n'ai pas encore de bonne réponse.

Heureusement, ce poisson n'a de crocodile que son nom et il ne gobe que des poissons et des crustacés. Inoffensif et plutôt placide, il en est d'autant plus facilement observable. Ça laisse le temps de faire des essais de photos. Des essais auxquels le platycéphale met fin, quand il en a ras le bol, en allant se poser un peu plus loin. Pas très loin quand même car, dépourvu de vessie natatoire, ce poisson se détache difficilement du fond et n'est pas très bon nageur.

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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 14:13

Les prédateurs naturels des coraux et des récifs coralliens sont nombreux, sans compter les agressions extérieures (humaines, climatologiques, etc.) Parmi ces prédateurs, un des plus efficaces est sans aucun doute l'étoile de mer Acanthaster, Acanthaster planci de son vrai nom de baptême.

 
Étoile de mer épineuse Acanthaster
Étoile de mer épineuse Acanthaster


L'Acanthaster est identifiable au premier coup d'œil. De part sa taille imposante. Les bras sont courts mais son disque mesure plusieurs dizaines de centimètres. De part ses nombreux bras (15 à 20). De part ses piquants, denses et épais. À noter qu'en plus de ses piquants l'Acanthaster sécrète une substance toxique qui fait qu'il faut absolument éviter de la toucher à main nue.

Cette étoile de mer se nourrit exclusivement de polypes coralliens. Elle laisse, après son passage d'une rare efficacité, des structures calcaires absolument vides et blanches, c'est-à-dire des coraux morts ! Quand on l'aperçoit sur un acropore, il est facile de voir où elle est déjà passée et vers où elle se dirige. Sa prolifération est donc extrêment préjudiciable et représente un danger important pour la survie des récifs coralliens. Il est à noter que sa prolifération pourrait être due, en partie et de façon très classique, à l'activité humaine, à savoir à la pêche et au ramassage de ses prédateurs.

Je n'en avais vu - jusqu'à présent - qu'une seule à Mayotte. Mais là, coup sur coup, on en a aperçu plusieurs. Dont un nombre très très important (supérieur à mon avis à la concentration maximale que peut supporter un récif) d'individus de très grande taille sur un seul site. Les deux fois c'était au nord du lagon. Après renseignement, il semble qu'il est connu de pouvoir en trouver à ces endroits. Le - triste - spectacle n'en demeure pas moins impressionnant.

Je ne sais pas si cela augure de mauvaises choses pour le récif dans son entier, après le fort blanchissement récemment observé. Je ne l'espère pas. En tout cas, pour l'instant, ces prédateurs ont l'air de rester sur cette petite zone géographique du nord. À suivre...

Et pour finir ce billet et l'année sur une note un peu plus optimiste, je vous souhaite à tous, lecteurs fidèles et occasionnels, une bonne année. Je vous présente mes meilleurs vœux pour 2011 : de la santé, de la joie et du bonheur, de la réussite... et quelques belles plongées entre tout ça.

Bonnes fête.

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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 15:28

En plongée, certains animaux s'aperçoivent de (plus ou moins) loin. Soit parce qu'ils sont gros, soit parce qu'ils sont parés de couleurs vives. D'autres, à l'inverse, ne se révèlent à nos yeux qu'au dernier moment, presque quand on est nez à nez avec eux. On peux même ne pas les voir si l'on ne fait pas attention.
C'est le cas des très petits animaux. Mais aussi des plus gros passés maître dans l'art du camouflage ou, tout au moins, de celui de la dissimulation. Parmi ces derniers il y a la raie, et plus particulièrement la raie pastenague.

 
Raie pastenague
Raie pastenague


Car les pastenagues, peu actives en journée, ont pour habitude de s'enfouir dans le sable pour se reposer. Elles ne laissent à « l'eau libre » que leurs yeux derrière lesquels se trouvent deux évents nécessaires à la respiration de ce poisson cartilagineux quand les fentes branchiales de la face inférieure sont ensablées.

 
Raie pastenague
Raie pastenague


C'est ainsi que nous sommes tombés nez à nez avec cette raie (de quelle espèce précisément ? je ne sais pas !) de grande taille, au « disque » bien rond. Ceci dit on ne devait pas faire très attention car elle n'était pas réellement enfouie. Elle est juste posée sur le fond et recouverte d'une mince couche de sable blanc. On voit par exemple assez bien la queue.

D'où l'intérêt en plongée, à défaut d'être toujours attentif à ce qui nous entoure, d'être au moins très vigilant à ce que l'on fait et à où l'on pose ses palmes. Car les pastenagues, en plus de bien savoir se faire discrètes, possèdent des aiguillons venimeux sur la queue. Dont elles n'hésitent pas à se servir en cas d'agression ou de provocation. Et dont elles se servent également comme arme de dissuasion, en levant la queue par exemple, quand elles veulent faire comprendre qu'elles sont importunées et qu'il est temps d'aller voir ailleurs.

Coup de chance avec celle-ci. Elle était très tranquille et tout à fait stoïque. Après la première surprise de presque lui tomber dessus par hasard, on a pu l'observer tranquillement, sans qu'elle fasse un seul mouvement. Peut-être se pensait-elle suffisamment camouflée ?

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