Plongée et biologie sous-marine, entre Mayotte et la Bretagne Plongée et biologie sous-marine, entre Mayotte (101e département français et petite île tropicale de l'archipel des Comores, dans l'Océan Indien) et la Bretagne

On n'arrête pas le progrès ?

Metropolis

Une petite brève, une nouvelle fois pêchée dans Mayotte Hebdo (n° 417 du vendredi 27 février 2009), sous le titre Déménagement de coraux en Nouvelle-Calédonie.

Suite aux nombreuses pressions, les usines exploitant le nickel en Nouvelle-Calédonie ont accepté de financer le déplacement des coraux pour qu’ils ne soient plus menacés par leurs rejets en mer.

Une idée séduisante… en apparence

On se dit que tout est possible, que la technologie est magnifique lorsqu’elle permet ce genre de prouesse, que – bientôt – les coraux n’auront plus à souffrir des activités humaines, que les barrières de corail seront plus belles que jamais, que, que, que… Que rien du tout (ou pas grand-chose en tout cas).

Les limites de cette initiative

Ce financement n’est, en réalité, qu’un droit à polluer acheté par les firmes concernées. Elles peuvent ainsi continuer à rejeter leurs déchets en mer, en toute légalité, et se servir de l’océan comme poubelle.

Le déplacement des coraux n’est pas toujours une réussite. Sur l’un des deux sites d’accueil, le corail a énormément souffert. Il a été largement détruit par les poissons et autres organismes autochtones, qui n’y voyaient qu’un intrus sur leur territoire.

Le problème initial – la pollution – n’est jamais abordé. S’extasier sur la possibilité de déplacer du corail ne règle en rien le problème de la pollution. Cela permet juste de le contourner, et surtout d’en parler moins.

Une fausse bonne solution

Une telle démarche ne peut être qu’une réponse ponctuelle et très localisée, et surtout pas une solution miracle à un problème bien plus global.

Moralité : ce n’est pas si simple de s’acheter une conscience !

Mur de corail dans le lagon de Mayotte

Mur de corail dans le lagon de Mayotte

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