Plongée et biologie sous-marine, entre Mayotte et la Bretagne
Plongée et biologie sous-marine, entre Mayotte (101e département français et petite île tropicale de l'archipel des Comores, dans l'Océan Indien) et la Bretagne
Toutes les histoires de tortues ne finissent pas (encore, toujours) mal. Il est encore, heureusement, possible d'assister au spectacle d'une ponte, ici à Itsamia, Mohéli de nouveau, en prenant toutefois un certain nombre de précautions pour ne pas déranger ces animaux très méfiants. Une tortue sort de l'eau la nuit (noire de préférence), en début de marée descendante. À la moindre contrariété, au moindre sentiment de danger : lumière, bruit, mouvement, n'importe quoi de suspect... celle qui n'a pas commencé à pondre fait demi-tour et retourne dans l'eau. Pendant toute cette phase, il ne faut donc...
Parmi les mollusques gastéropodes marins, on connaît particulièrement les nudibranches, ces limaces de mer spectaculaires, réputées pour leurs couleurs vives et intenses qui font le bonheur des photographes sous-marins. Enfin de ceux qui arrivent à les trouver :) Parce que vu leurs tailles, ce n'est pas toujours chose aisée. Mais on trouve également, sur le (petit) fond des mers et des océans, leurs cousins les escargots de mer. Bien moins spectaculaires, ceux-ci, de la famille des Aplysies, ressemblent beaucoup plus à leurs congénères terrestres. Avec même une coquille, plus ou moins développée,...
Toute menacée et protégée qu'elle soit, la tortue marine est une proie facile à braconner, pas vraiment dangereuse et qui fournit une grande quantité de viande gratuitement (contrairement au zébu par exemple).
Squelette d'une tortue marine
Dans ces conditions, l'écologie et la protection de la nature sont des voies difficiles (vaines ?) face à des réalités quotidiennes difficiles. Les villages, comme Itsamia à Mohéli (mais il y a le même phénomène à Mayotte, à Madagascar et partout où il y a des tortues), qui ont pourtant fait ce choix n'en ont que plus de mérite. Mais attention, d'après leurs...
Dans la série « Les yeux de la mer », on connaît, notamment, la seiche. La squille y a également une place d'honneur. Petit portrait de ce crustacé aux grands yeux ronds, un peu bizarres et extrêmement mobiles, croisé, pour l'occasion, sur le récif de Mohéli.
Les yeux de la squille
Une rencontre inattendue dans la mesure où la squille est un prédateur nocturne. Un prédateur qui se déplace la nuit, à la recherche de poissons et d'autres crustacés. Et qui, le jour, reste en « faction » à l'entrée de son terrier, creusé dans le sable, à guetter ses proies. Ce jour-là, ce n'était pas le cas. En plein...
C'est, en tout cas, comme cela qu'est présentée cette île comorienne. La plus petite, la plus sauvage, mais - à priori - la plus belle également de l'archipel. Et c'est là que nous avons décidé de passer les fêtes de fin d'année, entre forêt primaire et récifs encore préservés. L'occasion de commencer une série d'articles sur cette île qui, consciente de son patrimoine naturelle, a pris le virage de l'écotourisme. Une voie ambitieuse mais difficile et parfois décourageante face aux tristes réalités économiques. Raison de plus pour en parler ici, lui consacrer plusieurs articles et pour, à mon faible...
Pour terminer ma série d'articles sur le site Cocaïne (Nord-Ouest de Mayotte), après les poissons-feuilles et le poisson porc-épic, voici quelques ambiances saisie lors de la balade. Poissons, coraux, mer bleue (bien qu'un peu chargée) et sable blanc... une vraie carte postale !
Le site de « Cocaïne » (toujours), au Nord-Ouest de Mayotte. Après les nombreux poissons-feuilles déjà évoqués, un beau spécimen de Diodon ou poisson porc-épic.
Un poisson porc-épic caché
Enfin, quand je dis beau, c'est par rapport à la taille de l'animal. Pour ce qui est de son esthétisme, chacun est juge. Pour ma part, je reste néanmoins fasciné par le profil original et atypique de ce poisson (comme de celui du poisson-globe ou du poisson-coffre par ailleurs). Un corps en forme de masse : fin au niveau de la queue et qui va en s'élargissant jusqu'à la tête énorme, disproportionnée et presque...
Quand on évoque Mayotte, on pense rapidement aux tortues, aux makis, au lagon, à la Passe en S. On parle beaucoup plus rarement des pirogues, pourtant omniprésentes dans les paysages des côtes mahoraises. On oublie en effet facilement ces bateaux de pêche traditionnels, en bois, très fins, peu profonds et à balancier unique.
Pirogues et palétuviers
Et pourtant, on en croise en permanence, sur l'eau, dans le lagon ou « à quai », sur une plage ou dans la mangrove à marée basse.
Pirogues dans la mangrove, à marée basse
Pirogues sur une plage