Plongée et biologie sous-marine, entre Mayotte et la Bretagne
Plongée et biologie sous-marine, entre Mayotte (101e département français et petite île tropicale de l'archipel des Comores, dans l'Océan Indien) et la Bretagne
Dans la famille des « grincheux », des bestioles (sous-marines en l’occurrence) à l'expression de bouledogue assez peu engageante, on a déjà vu le poisson-scorpion et le poisson-pierre. Un petit peu les Pteroïs et autres rascasses volantes. Mais rarement le poisson-feuille.
Poisson-feuille brun
Et pour cause. Je n'avais encore que très rarement eu l'occasion de bien les saisir sur le vif. Si tant est que l'on puisse parler de « vif » pour ces poissons qui se balancent au gré du courant, aidés en cela par leur corps aplati et leur nageoire dorsale élevée.
Poisson-feuille violet
Heureusement, hier,...
Les coraux existent en une multitude de formes et de couleurs, toutes aussi variées les unes que les autres. Il en existe des durs et des mous, des aplatis et des ramifiés, et même des coraux qui ne ressemblent à rien de ce que l’on imagine : en forme de coussinet, de cervelle ou de salade. Bref, il y en a pour tous les goûts... et même des particulièrement photogéniques !
Spirales de corail noir
Comme ce corail noir, de la famille des Antipathidae. Dont la particularité est de se présenter sous forme de colonies très fines et surtout spiralées. Et dont les dimensions peuvent être impressionnantes...
Sur la route du Nord de l'île, il est un forgeron (un des deux seuls de Mayotte je crois) qui, jour après jour, perpétue une façon de faire son métier complètement artisanale. Ceci afin de fournir l'île en chumbos, ces lames agricoles traditionnelles qui sont l'outil de base de la société mahoraise. Jour après jour donc, notre artisan répète, au milieu de la brousse, les mêmes gestes ancestraux. Il chauffe le métal pour le ramollir.
Forgeron de Mayotte
Il le tape pour l'amincir puis pour le façonner et lui donner sa forme finale.
Forgeron mahorais
Pendant, qu'à ses côtés, son ouvrier taille, dans...
Une rando en moyenne montagne, du côté du massif des Vosges ou du Jura ? Non, une explo au nord de Mayotte, à la retenue collinaire de Dzoumogné.
Retenue collinaire de Dzoumogné
Bon, d'accord, ça pique et c'est venimeux. C'est pas très engageant à première vue. On peut cependant toujours trouver plus « grincheux », le poisson-pierre pour ne pas le nommer.
Rascasse barbue avec ses barbillons sous la lèvre inférieure
C'est bien camouflé et donc pas toujours évident à voir, même quand on a le nez dessus (c'est du vécu). Mais c'est ce qui rend la plongée intéressante : la recherche, l'exploration et la découverte.
Rascasse barbue
Malgré tout ça, la rascasse barbue, l'une des nombreuses espèces de poisson-scorpion, reste néanmoins très photogénique. Non ?
J'ai bien regardé Némo (le dessin-animé), plusieurs fois. J'ai même lu attentivement un certain nombre de livres savants (c'est pour dire). Et tous me disent que le poisson-clown vit en association permanente avec une anémone (l'espèce de l'anémone dépendant de l'espèce de poisson-clown), qu'il ne s'en éloigne jamais trop, etc. Que nenni. Ou alors le spécimen de l'autre jour ne devait pas être au courant de cette « règle », à se balader ainsi en pleine eau, entre éponges et coraux et sans la moindre anémone à l'horizon !
Un poisson-clown sans son anémone
Bizarre, bizarre, vous avez dit... ? Histoire...
Le Corythoichthys flavofasciatus, cette mini-aiguille de mer au nom imprononçable, cousine « dépliée » de l'hippocampe, a déjà été le sujet de l'un de mes articles : (Petite) Rencontre inattendue. À l'époque, pour illustrer mes propos, je ne disposais que de deux piètres photos, au flou artistique savamment étudié. Une rencontre récente, au cours d'une séance d'apnée sur le (petit) récif de la plage de Trévani, me permet aujourd'hui de présenter deux nouveau clichés de l'animal. Deux photos un peu plus réussies, qui permettent de s'en faire une idée plus... nette :)
Le rémora ! Drôle de poisson que le rémora, dont la nageoire dorsale antérieure s'est, au fil du temps, transformée en ventouse.
Poisson rémora
Ainsi appareillé, le poisson se fixe - généralement - sur des plus gros poissons (genre raies et requins), sur des tortues ou encore des mammifères marins et autres cétacés. Il se fait ainsi transporter à moindre frais (notamment énergétique), tout en se nourissant des restes laissés par ses hôtes. Généralement... Car, en pratique, il arrive que le rémora se méprenne sur son hôte (erreur de jeunesse ?), qu'il s'emmêle un peu les nageoires au point de prendre...