24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 16:23

Il faut croire que c'est dans l'air du temps.
Il y a à peine un mois, je faisais un billet sur l'Acanthaster planci plus communément appelée « étoile de mer épineuse ». J'avais pu en voir beaucoup dans le Nord de l'île et je concluais par cette pensée pleine d'espoir : « pour l'instant, ces prédateurs ont l'air de rester sur cette petite zone géographique du nord. À suivre... »

Et bien, la suite ne s'est pas faite attendre. Lu dans la presse, le 14 janvier :

« Un arrêté a ainsi été pris par le préfet de Mayotte pour le ramassage de l'étoile de mer Acanthaster [...] au niveau de la passe en S. [...] Aussi le Parc naturel marin a-t-il coordonné en urgence [...] l'organisation d’une opération de collecte [...] »

Source : Malango Actualité
http://www.malango-mayotte.fr/actu/mayotte__un_destructeur_de_coraux_dans_les_eaux_mahoraises-7160.htm

Une dernière précision pour clore cette série de deux billets. La présence de l'Acanthaster est évidemment naturelle dans un récif corallien. Un prédateur va là où il trouve à se nourrir. Il est admis qu'elle devient réellement dévastatrice quand sa concentration dépasse le nombre de 15 individus par hectare. Le raisons de ces périodes d'explosion démographique ne sont pas bien connus. Ils peuvent être le résultat de phénomènes naturels... ou pas. Dans tous les cas une intervention humaine est nécessaire.

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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 15:33

Je l'ai déjà dit. C'est un peu le marronnier de ce blog, le sujet récurrent, celui qui revient régulièrement à la une : les tortues marines.

D'un autre coté, difficile de faire autrement. D'une part parce que ces tortues sont un des atouts majeurs du lagon de Mayotte : elles sont à peu près partout, tout le temps, visibles en plongée bouteille ou en apnée, en pleine eau, posées sur le fond ou nageant sur la barrière de corail. D'autre part, il est difficile d'en être blasé tellement les rencontres sont, à chaque fois des moments beaux... tout simplement.

Voici donc trois photographies d'une récente rencontre avec deux de ces reptiles amphibiens. Inévitablement accompagnés de poissons rémora (de taille, ma foi, respectable :) ).

 
Tortue marine et rémora

 
Deux tortues marines et rémora

 
Tortue marine verte
Ouf ! Collision évitée de justesse

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 16:51

À Mayotte, (mais j'imagine aussi partout où il y en a une), la barrière de corail est ainsi faite que sa structure forme, à certains endroits, des espaces presque clos, peu profonds et tapissés de sable blanc (car uniquement constitués de poussière de corail).

Ce sont comme autant de piscines naturelles où, particulièrement à marée basse, les reflets du soleil sur le sable blanc, les jeux d'ombre et de lumière dans les architectures coralliennes... tout laisse à penser qu'on ne se baigne pas en milieu naturel mais bien dans un aquarium.

Tout y est à la fois clair, calme et lumineux. En photo, ça donne ceci :

 
Architecture corallienne
Architecture corallienne

 
Corail et poissons tropicaux
Corail et petits poissons tropicaux

 
Corail et poissons tropicaux
Corail et petits poissons tropicaux

 
Un mérou à l'ombre du corail
Un mérou à l'ombre du corail

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 19:27

On l'appelle « crocodile », ce poisson, à cause d'une certaine ressemblance avec le saurien carnivore du même nom. Le bon sens populaire l'a appelé « crocodile » mais, en fait, son nom de baptême est Platycéphale.
Tête plate ? Pas besoin de cherche pourquoi. C'est même particulièrement flagrant, sur cette précédente photo (visible en cliquant sur le lien suivant), que sa tête est extrêmement plate.

 
Poisson-crocodile
Poisson-crocodile ou Platycéphale


Hormis cette « platitude » marquée (ainsi que son énorme bouche et ses deux yeux globuleux posés sur le haut de la tête), une autre caractéristique de ce poisson tropical est sa couleur brun-marbré. Une robe, comme souvent, faite pour le camouflage. Et, heureusement pour lui, malheureusement pour moi (et ses proies qu'il chasse à l'affût) ça marche du tonnerre.

 
Poisson-crocodile
Poisson-crocodile ou Platycéphale


Que ce soit sur fond de sable blanc ou dissimulé dans les recoins du récif, le platycéphale sait très bien se faire discret. Il faut donc d'abord savoir le dénicher. Mais les problèmes ne s'arrêtent pas là. Le prendre en photo est une 2e gageure. Comment éclairer et faire ressortir un animal qui fait corps avec le fond, qui se confond avec lui, grâce à sa couleur et grâce à sa forme qui ne laisse place à aucun relief ? Bonne question à laquelle je n'ai pas encore de bonne réponse.

Heureusement, ce poisson n'a de crocodile que son nom et il ne gobe que des poissons et des crustacés. Inoffensif et plutôt placide, il en est d'autant plus facilement observable. Ça laisse le temps de faire des essais de photos. Des essais auxquels le platycéphale met fin, quand il en a ras le bol, en allant se poser un peu plus loin. Pas très loin quand même car, dépourvu de vessie natatoire, ce poisson se détache difficilement du fond et n'est pas très bon nageur.

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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 14:13

Les prédateurs naturels des coraux et des récifs coralliens sont nombreux, sans compter les agressions extérieures (humaines, climatologiques, etc.) Parmi ces prédateurs, un des plus efficaces est sans aucun doute l'étoile de mer Acanthaster, Acanthaster planci de son vrai nom de baptême.

 
Étoile de mer épineuse Acanthaster
Étoile de mer épineuse Acanthaster


L'Acanthaster est identifiable au premier coup d'œil. De part sa taille imposante. Les bras sont courts mais son disque mesure plusieurs dizaines de centimètres. De part ses nombreux bras (15 à 20). De part ses piquants, denses et épais. À noter qu'en plus de ses piquants l'Acanthaster sécrète une substance toxique qui fait qu'il faut absolument éviter de la toucher à main nue.

Cette étoile de mer se nourrit exclusivement de polypes coralliens. Elle laisse, après son passage d'une rare efficacité, des structures calcaires absolument vides et blanches, c'est-à-dire des coraux morts ! Quand on l'aperçoit sur un acropore, il est facile de voir où elle est déjà passée et vers où elle se dirige. Sa prolifération est donc extrêment préjudiciable et représente un danger important pour la survie des récifs coralliens. Il est à noter que sa prolifération pourrait être due, en partie et de façon très classique, à l'activité humaine, à savoir à la pêche et au ramassage de ses prédateurs.

Je n'en avais vu - jusqu'à présent - qu'une seule à Mayotte. Mais là, coup sur coup, on en a aperçu plusieurs. Dont un nombre très très important (supérieur à mon avis à la concentration maximale que peut supporter un récif) d'individus de très grande taille sur un seul site. Les deux fois c'était au nord du lagon. Après renseignement, il semble qu'il est connu de pouvoir en trouver à ces endroits. Le - triste - spectacle n'en demeure pas moins impressionnant.

Je ne sais pas si cela augure de mauvaises choses pour le récif dans son entier, après le fort blanchissement récemment observé. Je ne l'espère pas. En tout cas, pour l'instant, ces prédateurs ont l'air de rester sur cette petite zone géographique du nord. À suivre...

Et pour finir ce billet et l'année sur une note un peu plus optimiste, je vous souhaite à tous, lecteurs fidèles et occasionnels, une bonne année. Je vous présente mes meilleurs vœux pour 2011 : de la santé, de la joie et du bonheur, de la réussite... et quelques belles plongées entre tout ça.

Bonnes fête.

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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 15:28

En plongée, certains animaux s'aperçoivent de (plus ou moins) loin. Soit parce qu'ils sont gros, soit parce qu'ils sont parés de couleurs vives. D'autres, à l'inverse, ne se révèlent à nos yeux qu'au dernier moment, presque quand on est nez à nez avec eux. On peux même ne pas les voir si l'on ne fait pas attention.
C'est le cas des très petits animaux. Mais aussi des plus gros passés maître dans l'art du camouflage ou, tout au moins, de celui de la dissimulation. Parmi ces derniers il y a la raie, et plus particulièrement la raie pastenague.

 
Raie pastenague
Raie pastenague


Car les pastenagues, peu actives en journée, ont pour habitude de s'enfouir dans le sable pour se reposer. Elles ne laissent à « l'eau libre » que leurs yeux derrière lesquels se trouvent deux évents nécessaires à la respiration de ce poisson cartilagineux quand les fentes branchiales de la face inférieure sont ensablées.

 
Raie pastenague
Raie pastenague


C'est ainsi que nous sommes tombés nez à nez avec cette raie (de quelle espèce précisément ? je ne sais pas !) de grande taille, au « disque » bien rond. Ceci dit on ne devait pas faire très attention car elle n'était pas réellement enfouie. Elle est juste posée sur le fond et recouverte d'une mince couche de sable blanc. On voit par exemple assez bien la queue.

D'où l'intérêt en plongée, à défaut d'être toujours attentif à ce qui nous entoure, d'être au moins très vigilant à ce que l'on fait et à où l'on pose ses palmes. Car les pastenagues, en plus de bien savoir se faire discrètes, possèdent des aiguillons venimeux sur la queue. Dont elles n'hésitent pas à se servir en cas d'agression ou de provocation. Et dont elles se servent également comme arme de dissuasion, en levant la queue par exemple, quand elles veulent faire comprendre qu'elles sont importunées et qu'il est temps d'aller voir ailleurs.

Coup de chance avec celle-ci. Elle était très tranquille et tout à fait stoïque. Après la première surprise de presque lui tomber dessus par hasard, on a pu l'observer tranquillement, sans qu'elle fasse un seul mouvement. Peut-être se pensait-elle suffisamment camouflée ?

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 20:45

C'est l'histoire d'une bulle. D'une bulle qui monte, qui monte, qui monte...

 
Bulles d'air


Et qui percute de plein fouet le plongeur qui nage au-dessus. Paf !

 

 
Bulle d'air
Gros plan !


Heureusement, tout le monde s'en sort indemne. Le plongeur surtout. Parce que pour la bulle...

Par contre l'histoire ne dit pas si avoir un haut niveau de plongée est nécessaire pour faire de belles grosses bulles bien rondes sous l'eau.

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 20:30

Un article avec juste 3 photos, comme ça, pour le plaisir. Le mien en tout cas :)
Un article a simplement regarder. Une série de trois images où, ce n'est pas si souvent, tout est plutôt bien maîtrisé. La lumière, la mise au point, le sujet, etc. J'aurais donc tort de bouder mon plaisir.

 
Crabe et corail madrépore
Crabe blanc à pois rouges


Une première image d'un crabe. D'un crustacé en tout cas, blanc à pois rouges. Pour comparaison, j'en avais déjà parlé dans un précédent article « La vie cachée d'un récif ». Je préfère, de loin, la photo d'aujourd'hui.

 
Poisson-diable, poisson-scorpion
Poisson-diable


Le sujet de la seconde photo : un poisson-diable. Une espèce de poisson-scorpion - ou Pterois - assez commune. Cette photo a été prise lors d'une récente plongée de nuit.
L'avantage d'une plongée de nuit... c'est qu'il y fait nuit :) Il fait nuit, donc noir. Il plus facile d'éclairer le sujet de sa photo sans être « parasité » par la très forte lumière diurne qui se réfléchit sur le sable blanc, les coraux, etc. et qui rend (je trouve) très difficile la photographie à faible profondeur.

 
Poisson-papillon
Un poisson-papillon


3e et dernière image, prise dans les mêmes conditions que la précédente photo du poisson-diable. Cette fois-ci un poisson-papillon (je pense), d'une espèce non encore identifiée (par moi).

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 13:08

Les rencontres inattendues n'en sont que plus belles, surtout quand il s'agit d'une première. J'en ai faite une dernièrement, de rencontre de ce genre. Totalement inattendue puisque je n'avais pas imaginé pouvoir la faire dans le lagon de Mayotte (quelques recherches confirment effectivement que c'est assez rare).
Au plaisir s'est donc joint la chance de pouvoir observer, pendant quelques instants, un poisson-coffre à épine dorsale. Double plaisir et double chance puisque l'on en a vu, en fait, deux au cours de la même plongée.

 
Poisson-coffre à épine dorsale
Poisson-coffre à épine dorsale


Poisson-coffre à épine dorsale ou Lactoria fornasini ou poisson coffre épineux ou poisson-vache à épine dorsale ou ... Bref, un specimen de la famille des Ostraciidae.
La particularité de ces animaux, à ne pas confondre avec les poissons-globes (ou poissons-ballons) ? Ils ont un squelette qui est, en fait, une carapace faite de plaques osseuses. Ce sont des poissons totalement rigides. Ils ne peuvent pas se gonfler d'eau comme les poissons-globes.
Comment les différencier ? Les poisson-coffres sont anguleux (à cause des jointures des plaques osseuses). Les autres sont arrondis (du fait de l'absence d'éléments solides qui pourraient empêcher le gonflement).

 
Poisson-coffre à épine dorsale
Une vue de face qui permet de bien apprécier la forme très particulière de ce poisson


Le poisson-coffre à épine dorsale se distingue des autres Ostraciidae par ses « cornes » ou ses « épines » : une au-dessus de chaque œil, une sur le dos et deux situées sous la nageoire caudale. Le mâles se distingue par les zébrures bleues disposées sur son corps jaune. C'est un poisson qui évolue juste au-dessus des fonds sableux. Ça tombe bien, c'est là où nous avons trouvé les notres :)

Enfin, pour être à peu près complet, les Ostraciidae, nageant de façon un peu gauche, se défendent de leurs prédateurs en sécrétant une substance très toxique : l'ostracitoxine.

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 17:41

Un poisson-ballon - ou poisson-globe - tire son nom de sa faculté à avaler une grande quantité d'eau et ainsi faire gonfler son corps... comme un ballon, lorsqu'il s'estime en danger. Personnellement, je n'en ai jamais vu dans cet état mais les plus curieux peuvent se faire une idée de ce que ça donne avec cette photo trouvée sur le Net. Photo prise, si l'on en croit la légende, à Mayotte justement.
Au repos, ou plutôt à son état normal, un poisson-ballon ne ressemble finalement pas à grand chose, sinon à une masse un peu difforme. Mais c'est vrai que dans le genre il y a toujours pire : le Diodon ou poisson porc-épic par exemple.

Un poisson-ballon appartient à la famille des Tetraodon (ou tetrodons). Ce qui, en grec, signifie « 4 dents ». Tout ça pour dire que ces poissons tropicaux possèdent quatre grosses dents, puissantes car faites pour briser le corail.

Un corps informe, quatre grosses dents, vu de près ça donne ceci :

 
Poisson-globe
Poisson-ballon noir à points blancs

 
Poisson-globe

 
Poisson-globe


Je ne sais pas spécialement à quelle espèce appartient celui-ci. En tout cas, il n'était pas farouche et s'est laissé approcher et photographier très facilement. Lors d'une simple plongée en apnée, à 1 ou 2 m sous la surface.

 
Poisson-globe


Une autre particularité de ces poissons est leur façon de se déplacer, essentiellement grâce à des mouvements hélicoïdaux des nageoires dorsale et anale. Plus d'infos sur ce sujet sur cet autre blog consacré à la plongée à Mayotte.

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