10 mai 2020 7 10 /05 /mai /2020 15:02
Où est Charlie ?

Où est Charlie ? Ou « La Petite Rascasse Rouge dans les Gorgones ».

Comme tout poisson de la famille des Scorpaena, la petite rascasse rouge est un prédateur carnivore qui chasse à l'affût pour trouver sa pitance : petits poissons, crevettes et autres crustacés.

De la même façon, un photographe - sous-marin ou non - pratique également la chasse à l'affût. Son objectif : shooter tout sujet photogénique apte à nourrir son appétit pictural.

Cependant, certaines fois, le sujet - la proie - maîtrise parfaitement l'art du camouflage. C'était le cas de cette rascasse méditerranéenne, bien installée dans les branches d'une gorgone. Et là, on a beau chercher un meilleur angle de vue, cela peut se révéler peine perdue... comme ce jour de mars 2019.

Au final, une image sous-marine avec de belles couleurs, denses, mais sans sujet.

Partager cet article
Repost0
19 avril 2020 7 19 /04 /avril /2020 21:27

Une autre image d'ambiance-de-ma-nouvelle-vie-de-photographe-sous-marin-sans-flash, toujours pré-confinement : une palanquée de trois plongeurs remontant lentement le long de l'épave du Dalton.

Remontée le long du Dalton, épave de l'île du Planier, Baie de Marseille

Le Dalton est un cargo dont l'épave, échouée en 1928, est l'une des plus renommées de Marseille. Elle est l'une des trois épaves - avec Le Chaouen et le Messerschmitt - accessibles en plongée depuis l'île du phare du Planier, au large de la citée phocéenne.

Le bateau est posé sur un fond qui va d'une dizaine de mètres jusqu'à une profondeur d'un peu plus de trente mètres. Le Dalton s'explore donc facilement puisque sa configuration permet en effet de remonter lentement.

Si à cela s'ajoutent une bonne visibilité, des poissons curieux et une planquée de passage, on obtient tous les ingrédients d'une photo d'ambiance sous-marine pas trop mal.

D'autres photos plus anciennes prises sur ou à proximité de l'épave du Dalton :

Partager cet article
Repost0
13 avril 2020 1 13 /04 /avril /2020 14:30

Après de longues et heureuses années de service de bons et loyaux services mon flash sous-marin a rendu l'âme en ce début d'année. C'est ainsi que, contraint et forcé, j'ai tenté d'améliorer ma technique de la photo sous-marine d'ambiance durant les plongées que j'ai pu faire avant le confinement. L'image ci-dessous est issue de ces séries.

Un plongeur et des saupes - Côte Bleue, Méditerranée - Près de Marseille

À l'image, hormis le binôme de ma palanquée, un banc de saupes, poisson très commun de Méditerranée.

Les saupes vivent en bancs (parfois conséquents) à faible profondeur et près du fond où elles affectionnent herbiers et fonds rocheux. Comme ce sont des animaux diurnes, les bancs que l'ont croise en plongée sont très actifs à « brouter » algues et posidonies, ainsi que quelques petits invertébrés.

Deux autres choses à savoir à propos des saupes. Elles sont hermaphrodites et changent de sexe avec l'âge : d'abord mâle puis femelle ensuite. Le poisson est toxique durant quelques semaines de l'année, sa consommation peut alors provoquer des hallucinations.

Partager cet article
Repost0
11 avril 2020 6 11 /04 /avril /2020 15:06

L'avantage la Méditerranée - par rapport, par exemple, à la Bretagne - c'est qu'on peut y plonger toute l'année, novembre, décembre, janvier ou février compris, pour peu que l'on ne craint pas trop le froid. Et qu'on ne soit pas en confinement bien entendu.

De plus, la plongée en cette période présente quelques avantages. Certes, le fond de l'air peut être frais et l'eau plutôt froide. Mais il y a très peu de monde qui sort et le temps peut être magnifique. Deux ingrédients d'une journée réussie. 

Avant de sortir de l'eau : coque de bateau vue de dessous

C'est lors de l'une de ces sorties que j'ai pu prendre cette photo. C'était un samedi de février, sur le site du Planier, par une journée ensoleillée. La visibilité était plutôt bonne, particulièrement à proximité de la surface. Juste avant de sortir, en levant la tête, j'ai vu la coque du bateau, le soleil juste au-dessus, avec tous ces rayons de lumière qui plongeaient dans l'eau. Et j'ai déclenché...

Partager cet article
Repost0
14 mars 2020 6 14 /03 /mars /2020 18:00

Il y a trois ans, j'ai eu l'occasion de voyager en Nouvelle-Zélande. C'était en été chez nous, donc en hiver dans l'hémisphère Sud. Le fond de l'air y était frais, l'eau également. Néanmoins il a y une chose que je me devais de faire : partir à la recherche des dauphins d'Hector ! Et, avec un peu de chance, nager avec eux.

Quelques mots sur le cadre : la péninsule d'Akaroa, une caldera aux paysages impressionnants nichée sur la côte Est de l'île du Sud du pays. Perdu au fond de la péninsule, le village d'Akaroa à l'entrée duquel flotte le drapeau bleu-blanc-rouge et dans lequel les noms des rues sont français. En effet, au 19e siècle, les baleiniers français, de plus en plus nombreux à naviguer dans le secteur, ont accaparé l'endroit. La péninsule fut achetée aux Maoris jusqu'à ce que les Anglais ne deviennent les souverains de l'île et ne laissent aux Français que deux villages. Seul Akaroa a subsisté.

Le dauphin d'Hector maintenant, également nommé dauphin de Nouvelle-Zélande ou dauphin à front blanc. Il s'agit d'un des plus petits dauphins du monde : entre 1,20 et 1,40 m pour une 50e de kilos. Autres signes particulièrement distinctifs : son aileron dorsal arrondi et son rostre « en pente douce ».

Dauphin d'Hector, Akaroa, Nouvelle-Zélande

Le dauphin d'Hector ne se trouve qu'en Nouvelle-Zélande, il ne croise pas à plus d'un kilomètre de la côte, dans les zones où la profondeur ne dépasse pas 200 m. Il tire son nom du naturaliste et géologue Sir James Hector (1834-1907).

Dauphins d'Hector, Akaroa, Nouvelle-Zélande

Malgré une eau ne dépassant pas les 10 degrés, la journée - la matinée plutôt - fût bonne. Non seulement nous avons trouvé des dauphins mais, en plus, nous avons pu nager un bon moment avec eux avant qu'ils n'aillent voir ailleurs.

Dauphin d'Hector, Akaroa, Nouvelle-Zélande
Dauphin d'Hector, Akaroa, Nouvelle-Zélande
Dauphin d'Hector, Akaroa, Nouvelle-Zélande

Au retour de ce voyage, je me suis arrêté aux Fidji. Plus au Nord et plus proche de l'équateur, l'occasion était trop belle de plonger dans des eaux clémentes. Notamment pour observer de (très) près des requins-bouledogue : http://plongee-mayotte.over-blog.com/2017/10/requins-bouledogue-aux-iles-fidji.html

Partager cet article
Repost0
14 juillet 2019 7 14 /07 /juillet /2019 07:24

L'île de Planier est un spot de plongée réputé de la baie de Marseille, notamment parce que s'y trouvent deux épaves de bateau et une épave d'avion. J'y plonge régulièrement et ai déjà eu l'occasion d'en parler dans ce blog :

Récemment, j'ai de nouveau plongé sur l'une des épaves, celle du Dalton en l’occurrence. Une sortie dont j'ai ramené les images suivantes.

Poissons et gorgones - épave le Dalton, Marseille
Murène - épave le Dalton, Marseille
Bernard-l'hermite - épave le Dalton, Marseille

Un petit aparté à propos de cette dernière photographie d'un Bernard l’Hermite. Je n'en ai pas encore vu beaucoup depuis que je plonge dans la région de Marseille, je crois même que c'est le premier que j'observer. Une première satisfaction en soi, d'autant que l'animal était de belle taille.

Deuxième élément de satisfaction : le crustacé nous observait autant que nous l'observions. Cela m'a donc donné tout le temps de le photographier.

Bernard-l'hermite ou Bernard-l'ermite ?

Les deux orthographes sont admises. On peut donc écrire le nom de l'animal avec ou sans h.

Qu'est-ce qu'un pagure ?

Pagure est l'autre nom du Bernard-l'(h)ermite. On parle donc toujours du même crustacé décapode, le plus connu de la super-famille des Paguroidea. Sa principale caractéristique est qu'il protège son abdomen mou, dépourvu de carapace, en l'abritant généralement dans une coquille vide. Il en change régulièrement, notamment du fait de sa propre croissance, quand l'abri devient trop petit.

Souvent l'animal a une relation symbiotique avec des anémones de mer. C'est le cas de celui que j'ai photographié : on aperçoit l'actinies sur la gauche. Et ainsi, quand il change de coquille, le crustacé installe l'anémone sur son nouvel abri.

Si c'est donc le premier Bernard-l'Hermite que je vois à Marseille, j'ai néanmoins eu l'occasion d'en voir pas mal d'autres lors de précédentes plongées.

Partager cet article
Repost0
9 février 2019 6 09 /02 /février /2019 16:52

Au printemps dernier nous sommes allés, avec mon club, plonger à l'Estartit en Espagne.

L’Estartit est une station balnéaire de la Costa Brava, en Catalogne. D'abord station balnéaire, l'endroit est également fréquenté par les plongeurs qui viennent découvrir les Îles Medes. Cet archipel de sept îles est intégré à un Parc naturel. La zone est protégée, la pêche y est interdite, la conservation de la faune et de la flore ne subit aucune réserve, la plongée y est réglementée. Les fonds sous-marins sont donc riches de nombreuses espèces qui y prospèrent pour le plus grand plaisir des visiteurs.

De ces plongées j'ai évidemment rapporté des photos. Pas beaucoup car j'ai fait beaucoup d'encadrement (et je n'emmène pas mon appareil quand j'encadre). Suffisamment toutefois pour justifier un article. Des photos très colorées mais sans grande originalité quant aux espèces rencontrées, des espèces méditerranéennes également présentes du côté de Marseille : mérou, planaire, nudibranche, rascasse, etc.

Ver marin Spirographe et coraux - Estartit, Espagne
Mérou - Estartit, Espagne
Nudibranches - Estartit, Espagne
Ver planaire - Estartit, Espagne
Rascasse rouge - Estartit, Espagne

La preuve que ces mêmes animaux marins sont également visibles à Marseille ? Voir ces articles et photos des années passées : 

Partager cet article
Repost0
8 février 2019 5 08 /02 /février /2019 12:23

Le Planier est une petite île de Marseille. L'île la plus éloignée mais certainement la plus connue des plongeurs des alentours. Si elle est connue des amateurs de fonds marins c'est parce que, sur une surface limitée, se trouvent 3 épaves :

  • Le Chaouen, un cargo marocain échoué en 1970 et posé sur son flanc ;
  • Le Dalton, un bateau-vapeur coulé en 1928 et très abîmé ;
  • Un avion de chasse Messerschmitt abattu en 1944 et posé sur 45 m de fond environ.

À ces épaves s'ajoute le tombant de l'île. Tout cet ensemble fait du Planier un spot de plongée riche, où chacun, quel que soit son niveau, peut observer une faune nombreuse, des paysages spectaculaires, une ambiance colorée.

Le Planier est un site sur lequel je plonge régulièrement en saison. Son éloignement de la côte fait que les bateaux préfèrent n'y aller que si les conditions sont bonnes, notamment afin que les trajets A/R ne soient pas trop longs.

Les 4 photos ci-dessous ont été prises lors d'une plongée sur l'épave du Dalton en juin dernier ; Une sortie durant laquelle nous avons pu voir de nombreux sars, en banc ou solitaire :

Sars à tête noire
Sar pointu

Des étoiles de mer qui font corps avec les formes pleines et déliées de l'épave.

Étoile de mer sur l'épave du Dalton

Ainsi que des rascasses rouges par exemple. 

Rascasse rouge

D'autres photos plus anciennes des mêmes animaux : 

Partager cet article
Repost0
25 novembre 2018 7 25 /11 /novembre /2018 16:51

Je poursuis ma série de photos sous-marines réalisées au Cap-Vert. Après des vues d'ambiance de la grotte de Buracona - Blue Eye, après une 1e série de nudibranches, après également des photos de crustacés : macropode et crevette, je mets en ligne, ce soir, quelques photos de la faune autre rencontrée dans les eaux de l'océan.

En fait 3 photos : une grosse cigale de mer :

Cigale de mer - Cap-Vert

Un poisson-trompette :

Poisson-trompette - Cap-Vert

Et une petite murène, jaune en l'occurrence :

Murène - Cap-Vert

Une 4e image pour terminer. Pas une photo d'animaux marins, mais une photo d'ambiance : celle claire-obscure d'une plongée en grotte.

Plongée dans une grotte

Vous pouvez retrouver d'autres photos des mêmes animaux prises à d'autres endroits : 

Partager cet article
Repost0
27 octobre 2018 6 27 /10 /octobre /2018 22:49

D'autres photos sous-marines du Cap-Vert. Toujours prises lors de l'exploration des grottes de Buracona et alentours. Après des images de nudibranches, des photographies de crustacés

Tout d'abord un macropode, autrement dit un « crabe » à longues pattes. Il en existe plusieurs espèces, je ne sais pas précisément laquelle nous avons croisée ce jour-là. Quoiqu'il en soit les macropodes étaient nombreux à vivre à l'abri de l'obscurité des grottes, à se balader sur le fond rocheux ou le long des parois.

Macropode et oursin - Cap-Vert
Macropode - Cap-Vert

En farfouillant ensuite dans les anfractuosités des grottes nous avons trouvé d'autres crustacés : des crevettes ! De belles et grosses crevette à la carapace rouge-orange ornée de blanc.

Crevette - Cap-Vert

La diversité - en taille, en couleur, en aspect - des crustacés aussi impressionnante, sinon plus, que celle des nudibranches. En voici une liste illustrée très loin d'être exhaustive : 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Plongée et biologie sous-marine, entre Mayotte et la Bretagne
  • : Plongée et biologie sous-marine, entre Mayotte (101e département français et petite île tropicale de l'archipel des Comores, dans l'Océan Indien) et la Bretagne
  • Contact

Photos à vendre

Certaines photos de ce blog (ainsi que d'autres sur des thèmes variés) sont en vente sur Fotolia (pour les francophones) et Dreamstime (pour les autres :)
N'hésitez pas, pour vos photos d'illustration, à consulter :

   . Ma galerie Fotolia
   . Ma galerie Dreamstime

Recherche

Liens // Mayotte

Liens // Mer & plongée

Autres liens