Vendredi 6 novembre 2009

D'un poulpe qui coule des jours paisibles dans les eaux claires (pas très en fait, ce jour-là) et chaudes du lagon de Mayotte.

Ce poulpe donc, entendant du bruit à proximité de sa tanière et piqué par la curiosité, décide d'aller « j'ter un œil » aux alentours.

Il sort un œil.
Il sort deux yeux.

Mais là, affolé par tout ce monde de plongeurs grands, bruyants, lourdement équipés, il décide brusquement de faire demi-tour et de retourner dans le calme de son gîte.

 

Les yeux du poulpe


Moralité : une - belle - photo ratée d'un rendez-vous manqué !

Bon, c'est vrai, ce n'est pas que la faute poulpe. L'autofocus y est aussi un peu pour quelque chose.

Tant pis, une prochaine fois...

Par Metropolis - Publié dans : Galerie de photos... ratées - Communauté : Bulles
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Mardi 3 novembre 2009

Samedi après-midi dernier, dans les (petites) profondeurs de la Passe en S du lagon de Mayotte. Une plongée tranquille, belle (comme souvent) mais sans grand chose d'exceptionnel, jusqu'à...

Jusqu'à ce qu'un peu avant la fin de l'immersion nous passions à proximité de ça :

 
Coquille de Porcelaine et corail acropore
Une étrange mise en scène


Le squelette d'une coquille de Porcelaine, posé sur une table de corail acropore, couché sur le côté.

Sur le coup, je trouve cela plus incongru que bizarre. Un « truc » n'était pas à sa place dans cette scène mais, après tout, pourquoi pas ?
Une facétie de la nature, une de plus, une de celle qui rend chaque plongée unique. Sauf que, quelques mètres plus loin, re-belote :

 
Coquille de Porcelaine et corail acropore
Coquille de Porcelaine et corail acropore


La même mise en scène : une coquille de Porcelaine toujours posée, couchée sur le côté, au bord d'une assiette de corail. Mêmes dimensions, même position...

Là, les choses sont devenues bizarres (plus qu'incongrues). Ça ne pouvait plus être du au hasard.
Que faisaient ces coquilles sur le corail ? Pourquoi étaient-elles posées ainsi ? Et, surtout, par qui ? Dans quel but ?

Autant de questions qui restent sans réponses pour le moment :)

Par Metropolis - Publié dans : Faune sous-marine - Communauté : le monde du dessous
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Jeudi 29 octobre 2009

Ce n'est pas tous les jours que j'arrive à faire une photo de poisson satisfaisante.

Tout photogénique qu'il soit, un poisson est rarement coopératif. Exception faite des poissons dangereux et venimeux qui n'ont « même pas peur ». Normal, ils n'ont finalement pas grand chose à craindre. Pour les autres - tous les autres - c'est une autre paire de manches.

Néanmoins, de temps en temps, le miracle se produit. Comme dimanche dernier, avec ce couple de poissons-chirurgiens :

 
Un couple de poissons-chirurgiens
Un couple de poissons-chirurgiens


Un peu de culture pour compléter le cliché.

Les poissons-chirurgiens ont ceci de remarquable qu'ils possèdent un scalpel à la base de leur nageoire caudale (la tâche bleue et blanche que l'on aperçoit sur les deux poissons photographiés).
En fait de scalpel, il s'agit d'une épine rétractable, présente de chaque côté de la queue, dont la fonction est évidement défensive. C'est parce qu'elle évoque un scalpel (et qu'elle en a l'efficacité, enfin, il parait, je n'ai pas testé) qu'on appelle ces poissons chirurgiens.

Par Metropolis - Publié dans : Faune sous-marine - Communauté : Mer, plongée et photos
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Vendredi 23 octobre 2009

 
Chauves-souris roussettes pendues la tête en bas


Drôles de fruits en effet que ces chauves-souris roussettes pendues, en grappe, la tête en bas.
En grappe et en nombre, d'où un réveil (très) sonore de (trop) bon matin du côté de Dapani.

Réveil difficile pour tout le monde. Et gros besoin de s'étirer.

 
Une chauve-souris roussette qui s'étire les ailes
Le réveil de la chauve-souris


Mais bon, le temps était beau, la lumière magnifique. Ça aurait été finalement dommage de rater ça.
Il y avait du monde dans les arbres. Et pas que des chauves-souris...

 
Roussettes et makis sur une arbre
Roussettes et makis

Par Metropolis - Publié dans : Clins d'œil et cartes postales - Communauté : Mayotte le confetti
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Jeudi 15 octobre 2009

Enfin une vraie B.D sur Mayotte nous annonçait-on !
Après avoir pris le temps de lire ce livre attentivement et de le confronter à ma (toute jeune) perception de l'île au lagon, je dois avouer une certaine déception.

Je m'étais plongé dans la lecture avec envie. Je suis plutôt fan de B.D en N&B, aux traits épais, etc. Mais au final, le compte n'y est pas.

Pourquoi ? En fait, il y a surtout 3 choses qui me dérangent.

« Le Droit du Sol » ou le quotidien d'expatriés

Tout d'abord, il ne me semble pas que le livre parle vraiment de Mayotte. Du moins, il ne dévoile pas Mayotte dans le sens où il était annoncé comme un première vraie B.D sur l'île.

Le livre évoque, avant tout, le quotidien d'expatriés. Des expatriés dont les états d'âme, à la limite du verbeux parfois, constituent le vrai sujet du bouquin. Mayotte n'est pratiquement vue qu'à travers leur quotidien.

Même la situation tragique des candidat(e)s à l'immigration - notamment à cause de ce fameux « droit du sol » - n'est évoqué, principalement, qu'à travers ce prisme. Ce n'est pas vraiment le coeur du livre, contrairement à ce que peut laisser croire le titre. C'est un fil rouge qui donne unité et cohérence au déroulé de l'histoire, au vécu des différents personnages et, surtout, qui leur permet d'étaler, à longueur d'ouvrage, leurs pensées profondes.

Hormis les planches consacrées aux traversées des Kwassa-Kwassa (et qui sont un véritable bonne idée) au début de chaque chapitre, l'histoire semble pouvoir se transposer à peu près n'importe où. On n'est pas en prise direct avec Mayotte.

Un livre sur Mayotte... sans les mahorais

On n'est pas en prise direct avec Mayotte notamment, aussi, au cause de l'absence quasi-totale de protagonistes mahorais. Ils sont les grands absents de cette histoire.

D'un côté, il y a les blancs. Qui font vivre et évoluer Mayotte, jour après jour. Qui apportent progès et confort. De l'autre, les immigrants qui mettent leur vie en danger pour accéder à ce confort. Au milieu de tout ce beau monde... rien, personne !?!

Cela me dérange car, même si je crois à l'honnêteté et à la sincérité de l'auteur, on n'est pas bien loin d'une posture colonialiste dans laquelle le « colonisé » passe pour quantité négligeable. D'autant plus, que les rares fois où l'auteur évoque les mahorais, ce n'est pas en terme très élogieux.
Soit ce sont des délateurs qui livrent sans vergogne les clandestins à la PAF.
Soit ce sont des possédés qui se « lachent » au cours de cérémonies païennes et sacrificielles.
Soit ce sont des islamistes obtus.

Point de salut en dehors du corps médical

Enfin, plus anecdotique (quoique ?), l'auteur présente deux sortes d'expatriés.

Les médecins, infirmier(e)s et autres membres du corps médical. Ceux-ci sont des candidats certains à la béatification. Hauteur d'esprit, humanité débordante, sacrifice de soi... beaucoup de grandes et belles qualités, peu de défauts.

Pour les autres, fonctionnaires principalement, point trop de salut. Entre un instit toxico (et jamais à l'école) qui s'indigne beaucoup mais ne s'agite que pour récupérer sa femme, un gérant de boutique esseulé, à l'esprit étriqué, et donc forcément réac, un médecin libéral (contrairement aux autres), raciste et libidineux, sans parler des autres « colons » et des gendarmes, policiers et divers membres des forces de l'ordre décérébrés... l'auteur a tapé fort.

Ils faut des personnages typés dans un livre ou une B.D. Mais là, on touche quand même à la caricature pour un livre qui se veut (ou du moins qui était présenté) comme la première vraie B.D sur Mayotte.

Je précise, en disant cela, que je ne suis ni policier ou gendarme, ni instit, ni même fonctionnaire. Je ne défends aucun corps de métier. Je trouve juste que certains raccourcis ont été un peu rapides et surtout très très réducteurs. J'ai d'ailleurs trouvé une critique très élogieuse du livre sur le Net qui évoque : « le comportement colonial des Blancs, le cynisme grossier des expatriés ». Il y a forcément une part de vérité. Mais c'est tellement insultant pour une majorité d'expat. Enfin, j'espère...

Voilà qui conclut donc mes impressions - totalement subjectives et assumées :) - sur ce livre.
Pour que chacun de se faire son opinion, j'en rappelle les références : « Droit du sol » de Charles Masson aux éditions Casterman écriture

Par Metropolis - Publié dans : Carnet de voyage - Communauté : Mayotte le confetti
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